‹ L'Évolution et le développement du merveilleu dans les legendes de S. Antoine de Padoue [microform]Chapitre 23 sur 47 · Jean Rigauld, cap. V, éd. du P. Ferdinand, p · texte numérisé non relu

Jean Rigauld, cap. V, éd. du P. Ferdinand, p

4. Il en est de même de Barthélémy de Pise {Conformil., f° LXVII, éd. .1510). .

5. Les Additions du;ms. de Lucerne klàheg. prima (Add. II, n°" 1-6, ap. 5. Ant. vitse duse, p. 119 et 120) reproduisent la légende Benignitas.

6. ïiég. Benignitas, mirabilia, n" 3-7, ap. 5. Ant. vitx dase, p. 224 et 225.

Que fait le Liber miraculorum qui vient ensuite ? Il ramasse les deux récits, les reproduit bout à bout.. et voilà deux miracles de bilocation à l'actif de saint Antoine*. Bon nombre de modernes, tels que Bonnelye,, lé P. At, Mgr Ricard, etc.-, ont suivi en cela, avec enthousiasme, le Liber. Le plus zélé, toutefois, a été Angelico de Vicence, qui, prenant occasion apparemment d'une petite divergence de détail relevée dans Barthélémy de Pise^, a hardiment enregistré trois yù.ocations : deux à Limoges et une à Montpellier ^.

Qui ne connaît, par ailleurs, l'épisode du cheval ou du mulet adorant l'eucharistie ? Jean Rigauld est le premier à le relater, mais sans indication de lieu ^ La légende Beiiignitas, puis le Liber miraculorum l'ont placé in partibus Tolosanis *', Barthélémy de Pise à Rimini'^, Wadding, sur la foi de Pierre Rosset, versificateur du XV siècle, à Bourges^. La vanité des habitants de ces divers pays, intervenant, a, jusque dans ces derniers temps, donné lieu, entre les écrivains, à de curieuses disputes ^. Heureusement, il s'est trouvé de braves

Page 1