‹ L'Évolution et le développement du merveilleu dans les legendes de S. Antoine de Padoue [microform]Chapitre 25 sur 47 · Wadding, Annales Min., an. 1225, n · texte numérisé non relu

Wadding, Annales Min., an. 1225, n

9. La Voix de saint Antoine (juillet 1900 : S. Ant., son esprit et sa physionomie morale, p. 4-8, Vanves, imp. Franciscaine Missionnaire)

gens pour essayer, comme Angelico de Vicence et le P. Léon de Clary i, de mettre à peu près tout le monde d'accord, en donnant à entendre qu'Antoine avait l'habitude de rééditer ses miracles. Est-il étonnant, dès lors, disent-ils, qu'il ait fait adorer successivement le saint sacrement aux mulets de Rimini, de Bourges et même de Toulouse ?

Une autre légende, non moins célèbre et que l'iconographie, — depuis le XVP siècle seulement, toutefois 2, — a largement popularisée, c'est l'apparition de l'Enfant-Jésus à saint Antoine. Elle n'a, jusqu'à présent, pour référence qu'un document de tardive époque, le Liber miraciilorum^ qui ne \d\ localise en aucune façon; car il se contente de déclarer qu'elle a eu lieu in cintate quadam^.Des lors, les Français l'ont revendiquée pour leur patrie ^ et les Italiens pour

a 1res exactement exposé et très spirituellement discuté les arguments invoqués par les partisans de Toulouse, de Bourges et de Rimini. Ces arguments, — il faut bien le dire, — sont tous aussi peu solides les uns que les autres.

1. Qui admettent le prodige à Bourges et à Rimini (Ang. de Vicence, La Vita cli S. Ant., lib. I, cap. XIV et XVI, p. 40-41, 51-52. — R. P. LÉON DE Glary, Fr. Min., L'auréole séraphiqiie,t. II, p. 477, note. Paris, Blond et Barrai, 1882).

2. Avant la fin du XVP siècle, non seulement l'Enfant-Jésus ne figure pas encore comme atlvihut de saint Antoine, mais même l'apparition de la vierge et de son fils au saint n'est représentée que tout à fait exceptionnellement. (Cf. De Mandach, S. Ant. de Padoue et l'art italien, part. III, cli. III, p. 94 et 97 ; part. V, p. 332. Paris, 1899). ' '

Page 1