Le sucre
Le tableau suivant fait ressortir la diminution des surfaces consacrées à la culture de la betterave, de 1914 à 1920 :
LOTERIE RE R ANNERE 697.373 déciatines AOTENRT e LE Pen d'e RS RE 682.355 — AMG LIRE ARE TRS 613.114 — LOTS MER RTE ER US 539.393 — TOMBA VE BR SRE EEE 411.330 — LOLITA ES ER EEE 387.437 — 10e LE 0 Ne ME 180.327 —
Pour l’année 1921, le programme prévoyait 200.000 déciatines. ?
D'autre part, voici la situation de l’industrie sucrière au cours de la même période :
Production K£g. de betterave Nombre
Années du sucre par kg. de en tonnes de sucre fabriques
Dans les premières années du régime soviétique, il existait un obstacle sérieux à la restauration de l’industrie sucrière. Des conflits et des malentendus s’éle-
vaient alors entre l’industrie et les autorités locales qui ne saisissaient pas l’importance de cette branche de l'économie nationale et qui la négligeaient complètement. Si on prend le nombre 100 comme indice de base pour la production des années 1914-1915, les indices de la période 1915-1922 étaient :
EPL RIT ER NA 86,6 1 ETS ED INR EN AA RSS 68,9 EEE LOI LAPS NES NME AE 52,9 OO NN 19,9 RTL EN PRE ARMES PR RSR 4,6 2 5 at a A ANA RTE SUR RES 5,3 HODIRRO TD VERT ELA US AT NEO 2,9
. Toutefois, en 1922, 44 sucreries, soit 64% du nombre prévu au programme d’enserable, avaient été remises en marche. |
A l’Assemblée du 27 août 1923, le « Komvnoutorg », organe chargé du commerce intérieur, avait examiné la situation du marché du sucre. Les diverses réserves ayant alors paru insuffisantes pour assurer la «soudure » jusqu’à la prochaine récolte, il avait été décidé que divers organes procéderaient à des achats à l’étranger. Ces organes étaient : « Gostorg » (organe central du commerce d'Etat), « Goum », « Gosbank » (banque d'Etat), «Centrosoiouz » (organe central des Coopératives).
D’après les renseignements fournis par le Trust d'Etat la production de la campagne 1922-1923 pouvait être évaluée à 18.900.000 pouds, soit environ 300.000 tonnes. L’approvisionnement en combustible des 110 fabriques | considérées avait été suffisant, mais la pénurie du maté-
riel et des pièces de rechange avait empêché d’effectuer en temps utilé les réparations nécessaires. D’autre part, le mauvais état des appareils de chauffage avait entraîné une plus grande consommation de combustible. Enfin, le manque de moyens financiers réservait de graves difficultés aussi bien au Trust lui-même qu'aux producteurs isolés.
D’après une étude publiée par le professeur N. Oganovski dans l’Union soviétique et la France (1925), les surfaces consacrées à la culture de la betterave, en 1922 et 1923, auraient été respectivement de 160.000 et de 325.000 déciatines. L'auteur estimait alors que si la progression continuait dans les mêmes proportions, la culture de la betterave à sucre atteindrait dans 4 ou 5 ans (1929-1930) son niveau d’avant-guerre.
D'après la Vie économique du 1€' mai 1925, la situation de la culture était alors la suivante. Les ensemencements avaient été effectués plus tôt que d'habitude et les fournitures en matériaux, superphosphates et matériel nécessaires à la campagne prochaine, avaient déjà été livrées. 100.000 pouds de semences achetées à l'étranger avaient été déchargées avant le 1er avril. La Direction du Trust du sucre avait avancé aux planteurs, pour les semailles, des sommes calculées sur la base de 5 roubles par déciatine.
Enfin, la Vie économique du 15 août 1926 signalait que le développement rapide des cultures techniques s'était brusquement ralenti en 1926. Au lieu de 600.000 déciatines ensemencées en betteraves à sucre, prévues au programme, il n’y en avait que 500.000. Ce ralentissement était attribué d’abord au fait qu'on s'était
rapproché du niveau d’avant-guerre, ensuite à la dimiaution du pouvoir d’achat par rapport au blé.