‹ L'Évolution Industrielle Russe: Depuis la Fin du XIXe SiècleChapitre 26 sur 127 · Russie septentrionale, Finlande, Sibérie · texte numérisé non relu

Russie septentrionale, Finlande, Sibérie

Les usines de la Société Poutilof, à Saint-Pétersbourg, avaient été fondées au commencement du xixe® siècle. En 1895-1896, la production de leurs aciéries Martin et Bessemer s’est élevée à 4.868.920 pouds. Leur fabrication, très variée, comportait les plaques de blindage, les canons, les obus, des machines-et des pièces mécaniques diverses.

Les hauts-fourneaux de Finlande traitaient des minerais importés de Suède ou des minerais locaux qui existent en quantité quasi illimitée dans les marais de la région orientale, mais les marais sont éloignés des usines etle combustible végétal est très limité. Dans ces condi-

tions défavorables, malgré ses riches gisements, il ne semblait pas que la Finlande prit un jour sa place parmi les centres producteurs de la Russie.

A la fin du xixe siècle, une société métallurgique l’Acier venait de se constituer pour construire des usines dans le gouvernement d’Olonetz, mais la région du Nord était inconnue.

Le sous-sol de la Sibérie renferme du minerai de fer en quantités considérables, principalement dans les régions d’Abakan, Nikolaïevsky-Zavod et Petrovsky- Zavod.

La rivière Abakan est un affluent de l’Iénisséi, le minerai de cette région a une teneur en fer de 66 %.

Les gisements de Nicolaïevsky, situés sur le fleuve Angara, qui sort du lac Baïkal, sont constitués par des dépôts de magnétite et d’hématite qui s'étendent sur plusieurs centaines de kilomètres carrés.

En 1899, plusieurs centaines de millions de roubles furent consacrés à l'installation de fonderies modernes. Comme il existe dans cette région d'immenses forêts où le bois peut être librement abattu, les industriels voulaient utiliser le bois comme combustible dans le traitement des minerais de fer, Ces minerais sont d’ailleurs excellents et leur teneur en fer atteint 50 à 75 %. D'autre part, le fleuve Angara, dont le cours est très rapide permet d'utiliser une énergie hydraulique considérable et on envisageait la production de la fonte au four électrique.

Vers 1899-1900, des concessions avaient été accordées dans. la région du Haut-Amour, mais jusqu’à la

guerre de 1914 ces concessions n'avaient été exploitées que par intervalles.

L'existence d’autres gisements avait été signalée dans des parties reculées de la Sibérie, maïs leur situation dans des localités très éloignées des centres industriels et des chemins de fer ne leur permettait pas d’acquérir dans un avenir prochain une importance au point de vue commercial.

Les renseignements statistiques suivants indiquent la situation générale de la métallurgie russe dans les premières années du xxe siècle.

Production de la fonte :

TÉNEPAENAR TE PTE CRT 2.500.000 tonnes RO PE RE ES NES Rene PAS 3.000.000 — TOO PET es Mt ed 2.840.000 —

(Entre 1904 et 1908, le minimum avait été de 2 millions 750.000 tonnes.)

A a AA VAE EM EN Eee EPA RE 2.920.000 tonnes FE LM ER MAR RE TE ARTE 3:090.000 — DO ER SALE LAS Rues 3.660.000 — LOT RDI TA EMEA LUS 4.000.000 —

ROSES SFR. TU EN AE CE 2.400.000 tonnes ODA ER ee re en 2.600.000 — LOTO RES ES TN mate . 13:050.000 \—

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