LES INDUSTRIES DÉRIVÉES DE LA MÉTALLURGIE
GÉNÉRALITÉS
De 1882, année de l'Exposition de Moscou, à 1892, les industries mécaniques avaient accompli de grands progrès ainsi que l'indique le tableau suivant :
Nombre Nombre Valeur
Années des des be Dep Ne ateliers ouvriers de roubles 1882 234 45.000 46,5 1887 314 43.000 43 1890 412 49.000 52 1892 509 50.000 53,9 1897 682 120.339 142
Toutefois, les industries mécaniques russes se trouvaient fortement concurrencées sur leur propre marché par les industries étrangères ; en 1894, l'importation des machines et pièces diverses de machines se répartissait ainsi :
FRAME RAR TENTE ATARI VS 820.549 roubles AO ane AE En MENT NES ATioletente CAEN, St 17.566.804 — Autriche-Hongrie ........... 0720808111 BLUE LION NE RNA MT 2081-0234"
Soit AUNCO AN NS ANS 43.752.939 —
Les prix de revient des machines russes étaient en effet très élevés, car les constructeurs travaillaient dans des conditions défavorables, malgré les frais de transport et les taxes douanières qui grevaient les machines étrangères. Cette situation s’explique par les considérations suivantes :
19 — Les prix des matières premières : fer, fonte, acier étaient élevés ;
29 — Les ateliers neproduisant pas beaucoup ne pouvaient chercher à abaisser leurs prix de revient. Ces ateliers n'étaient pas spécialisés comme leurs concurrents anglais et allemands, ils ne pouvaient donc travaïller en série ; les commandes qu'ils exécutaient, si eiles étaient importantes par leur valeur, correspondaient toutefois à des types très variés de machines. En un mot, ils ne travaillaient que sur commandes spéciales. à
30 — La main-d'œuvre ne possédait pas encore les qualités professionnelles nécessaires ; l'instruction technique des ouvriers était insuffisante pour la bonne exécution des travaux qui leur étaient confiés.
Pour les raisons que nous venons d’exposer l'importation des machines ne cessait de croître. Elle était de 28.000.000 de roubles en 1898, de 43.000.000 en 1894, de 51.000.000 en 1895 et elle atteignait 80 millions en 1898. Les principaux fournisseurs étaient l'Allemagne et l’Angleterre, la Belgique venait ensuite, quant à la France sa part était insignifiante. :
Les Allemands et les Anglais opéraient avec une grande psychologie commerciale. Sachant que les Russes se méfaient des catalogues, dessins ou autres des-
criptions, et qu'ils avaient conservé l'habitude des foires où la marchandise est visible, les Allemands et les Anglais avaient organisé des comptoirs où ils présentaient leurs machines. Ces comptoirs souvent dirigés par des ingénieurs russes, faisaient de brillantes affaires.