Le naphte
En 1919, la région de Bakou avait produit 3 millions 149.000 tonnes de naphte, mais l’extraction était tombée à 2.887.000 tonnes en 1920. Cette diminution s'explique par la situation des travaux de forage, ralentis par l’état déplorable de l'outillage. L'outillage, confié à des ouvriers inexpérimentés, se détériorait rapidement. À cette époque, l’industrie de Bakou se trouvait ainsi gravement menacée et le nombre des puits en exploitation diminuait de mois en mois :
En septembre 1920 ......... RENE 1.052 En octobre DR a RONA EE SAS 986 NOV eme ME MONO PEER OMR 835
En temps normal, 3.600 puits environ étaient en exploitation. Dès que la nationalisation avait été décrétée, ce nombre était descendu à 1.500, pour atteindre à peine 800 au début de 1921 et pour tomber à 740 au mois de juillet de la même année. Alors qu’en 1918, le
nombre des puits inactifs s'élevait à 1.543, il dépassait 5.000 dans le second semestre de 1921.
La moyenne mensuelle des forages : 11.500 mètres en 1913 était à 294 mètres en 1921.
La commission d'enquête, désignée par le Conseil du Travail et de la Défense, attribuait cette situation à l’absence totale de gestion.
Au début de 1921, la crise pétrolière était donc aiguë, non seulement dans la région de Bakou, mais aussi dans celle de Grozny. Dans cette dernière, 500 wagons-Citernes étaient immobilisés faute de locomotives et 9 machines seulement étaient en service alors que 20 au moins étaient indispensables. On calculait alors que les besoins en naphte de la Russe s’élevaient à 340.000 tonnes environ, réparties comme suit :
Chemuns de Téru A Du ER CE RER 184.000 tonnes Moséou er ame re EL PRESS RER 40.000 — REFCOOTAU TRUE AOC CREER ELE 16.000 — Centrales électriques provinciales ......... 46.000 — Indusbnie RESTES SES DÉMARRER 2.000 — ES" NIMe A NUEIQUO NT ER RS AA RRERR ES 26.000 — SNS CRT RSR AR ORIEMERERE 11.000 —:
Navigation /thuiale Je HN IN AUTEURS 8.000 — Réserve du comité central des combustibles. 6.500 —
Ces chiffres faisaient apparaître un déficit dépassant 80.000 tonnes.
En décembre 1921, La Vie économique constatait la baisse continuelle de la production depuis le mois de juillet, Cette « situation catastrophique » était due principalement au ravitaillement en vivres, une famille ouvrière recevant au maximum 10 % des quantités
nécessaires à ses besoins. Les signes monétaires manquaient à tel point qu’au mois d'octobre 1921, le per- Sonnel n'avait pas encore touché le salaire de juillet.
Le Gouvernement soviétique chercha à améliorer cette situation en électrifiant les installations de pompage et de compression. Dès 1920, quatre puits avaient été électrifiés dans la région de Bakou ; en 1921, 145 moteurs électriques avaient été installés pour les pompes et les compresseurs. Cependant, la production n’augmentait pas, bien que le rendement des puits ait atteint 115.354 tonnes en septembre 1921, contre 87.790 tonnes en janvier de la même année.
Nous rappelons qu’il existait avant la guerre une pipe-line reliant Bakou à Batoum. Cette canalisation, achevée en 1906, avait une longueur de 560 milles avec un diamètre de 8 pouces. Elle comportait 19 stations de pompage et sa capacité s'élevait à 1 million de tonnes par an.
L'année 1922 a été marquée par une légère augmentation de la production qui a atteint 279.900.000 pouds, pour la période de 12 mois qui a pris fin au 30 septembre. Pour la période précédente, la production avait été de 232.800.000 pouds, soit une augmentation de 20 % par rapport à l'exercice 1920-1921.
En 1922, il a été exporté :
HÉÉDIOL IA RENE OUT 4.815.000 pouds PÉSETCE MoN Lio er 2.873.000 — EL VERT ARTE MINE ER 3.091.000 — ALAN Dé nenRER CRN PARLES 388.000 —