Substances minérales diverses
Avant la guerre, la Russie occupait le second rang dans la production mondiale de l'amiante, elle était précédée par le Canada et suivie par la Rhodésie.
En 1913, grâce aux perfectionnements apportés à l'outillage, grâce aussi à la découverte de nouveaux gisements, les quantités extraites avaient atteint le chiffre de 1.375.295 pouds. Dès le début de la guerre, la production diminua et fut presque entièrement arrêtée pendant la durée de la guerre civile. Le tableau suivant indique, d’après la Vie économique, la production en pouds des années comprises entre 1914 et 1921, pour les mines de l’Oural.
AL PA En EU CRE on vs 970.742 AO nr A MERE PRE 620.938 1016.50 TANT NE RUN Te 743.158 947 Re Pr et ME ST EE ES 382.574 ISSN ATEN OMS AOL PEN, 82.697 À FETE D RSA gen Re PET RO A 41.465 TRS Rte LEE CES er °° 88.627
TO PE PM AE SO NO M ET ne 111.088
Les mines d'amiante furent nationalisées dès 1918, mais cette industrie ne commença effectivement à se rétablir qu’en 1922, grâce au trust « Ouralasbest », créé le 28 novembre 1921 par le Conseil supérieur de l'Economie nationale. Ce trust engloba des mines, des fabriques de carton et d’articles divers en amiante, ainsi que des entreprises auxiliaires. /
À ses débuts, l'Ouralasbest fut gêné par l'insuffisance de ses fonds de roulement, mais le tableau suivant fait ressortir les progrès accomplis au cours des quatre premiers exercices. Ge tableau indique les productions en tonnes (Vie économique).
É AD Gi M Carton Articles Exercices Amiante trié d'amiante en amiante 1921-1922 3.314 509 26 1922-1923 5.439 164 = 20) 1923-1924 7.958 400 36 1924-1925 9,800 490 40
En 1922-1923, 3.500 tonnes ont été exportées ; au cours de la même période, les productions du Canada et de la Rhodésie étaient respectivement de 147.500 et de 18.000 tonnes.
Le marché intérieur offre à l’industrie de l’amiante des perspectives de développement très larges, notamment dans la fabrication des matériaux de couverture des maisons, tels que l’éternit, destinés à remplacer de plus en plus le zinc. L’éternit est le résultat d’un mélange d'amiante à bon marché avec le ciment de l’Oural, peu coûteux du fait de sa proximité des gisements.
Il existe des gisements de mica d’une grande richesse en Extrême-Orient, dans certaines régions de la Transbaïkalie, dans la presqu'île de Kara, dans l’Oural et aux environs de la gare de Tchoupa, sur la ligne du Mourman. Pour la richesse de ses gisements, l’U. R. S. 5. occupe la seconde place, immédiatement après les Idnes, aussi ses possibilités d'exportation sont-elles illimitées. Toutefois, pour faire face aux besoins du marché mondial, une intensification de la production sera nécessaire (Vie économique).
L’exportation de l’ozokérite avait commencé peu de temps avant la guerre, elle avait atteint 385 tonnes en 1913. Elle ne reprit qu’en 1920 (208 tonnes). Les réserves de l’U. R. $S. S. sont énormes et son extraction pourra s'élever prochainement à 2.000.000 tonnes (Vie économique). \
Avant la guerre, la Russie recourait exclusivement à l'importation pour s’approvisionner en graphite. Le blocus obligea le Gouvernement à porter son attention sur les immenses gisements de graphite disséminés sur le territoire et qui jusqu'alors avaient été inexplorés. Les gisements les plus riches se trouvent le long du
fleuve Koureïka, affluent de l’Iénisséi. Le programme de l’exercice 1925-1926 prévoyait l'extraction de 4.000 tonnes de graphite, quantité susceptible de couvrir presque entièrement les besoins du marché intérieur (Vie économique).