‹ L'évolution intellectuelle de saint AugustinChapitre 55 sur 88 · III · texte numérisé non relu

III

(a) De immort. (Diim.. 20. Cf. De ver. rel. 21. 22; De Gen. cont.

M art . II, 13.

(3) De quant, unim.. 7G.

(4) De quant, anini.. 7G.

(5) Conf.. VII. 03 fin.

(6) De immort, anim., 20, init. Cf. Enn., IV, 8, 6; V, a, 1-2, etc.

^2.(.'> L'ÉVOLUrrON IiSTELLKCtUtXLE 1)E SAINT AUGUSTiN

Liuire (ij. Ses sacrements eux-iiièiiies n'ont pas d'aulii' ImiI. Us se présentent comme des u signes de ia vérité », comme des enseignements \iNants (2). C'est en ce sens que le Baptême purifie et régénère iàme. Aussi Augustin a beaucoup de peine à s'expliquer poujquoi on l'administre aux enfants (3). L'Eglise iie lui apparaît qut^ comiiit' due grande école où se l'orme le peuple (/,).

Encore rcUe i-cu\v lui semble-1-elle bien inférieuic à celle des (iliilosophes m IMatoniciens ». Selon ses propres termes, la première :> appuie sui l'autorité, la seconde sur la raison. Or l'auloi-ité |.'récède bien la raison et par là elle se montre bien encore plus ut'CfssaiiL'. Mais elle demeure moins parfaite el demande à être dépassée. J)e ces deux formes d'instruction l'une nous dit sjmplcmenl rv (\nv nous devons croire, l'autre nous le fait comprendjc. \ussi l'une s'adresse à tous les hommes, l'autre n'est accessible qu'à une élite (5). L'une se présente dès le quatrième degré de la vie spirituelle, où l'âme, ayant développé ses énergies physiques, ses organes sensoriels et ses facultés intellectuelles, commence à s'orienter Aers le bien. T/autre n'affirme sa maîtrise (pie dans le septiènu- et dernier degré, où celte même ànie, s étant définitivement détachée des choses matérielles et retournée vers les réalités spirituelles, arrive à contempler l'Etre pariait H\). L'une s'offie comme un simple moyen, l'autre comme le but suj>rême de nos efforts.

Aginisiin n'émet pas ces idées seulemenl tu passant ; il s'en inspire constanmienl. (l'est ])our cela (pi(- dans ses premiers ouvrages il s'occupe si peu des dogmes catholiques. Il ne leur ionsacre que de brèves et vagues allusions. Encore ne les rappclle-t-il que lorsqu'il traite de croyances populaires ou lorsqu'il s'entretient avec sa mère. Dès qu'il parle de lui-même avec des

(i^ Cont. yirad... lit, h, fin.-ti?, ; De on/., II. ï6, 27 ; De ([uanl. animl, 12. clr. Cf. De ver. reL. ■^-ô. .3o-.3.'^ ; Epht., XII. //n.; De div. qmest. LXXXHI. q. XXV, ini.f., etc.

(2) De mor. EccJ. oa//i., 69; De ver. rel., .S3, 99, cire. inif.

(3) De quant, (mini.. 80. Cf. De mor. Errl. mfh.. 78. 80; De Gen. rrwi. Mnn., II, ,87.

'4') De mrjr. Ecci. caUi., 62-6^^.

(5) Cont. Acn,}.. III. /,2. fin.-iS: De ord., II, 16, 27: De quant, (inirn., 12.

(6) De quant, anim., 76 et -f.

WATURE DU NÉOPLATONISME D 'AUGUSTIN i327

gens instruits, il emprunte le langage des Ennéadet. En lui le Chrétien disparaît derrière le disciple de Plotin. S'il était mort après avoir rédigé les Soliloques ou le traité De la quantité de l'âme, en ne le considérerait que comme un Néoplatonicien convaincu, plus ou moins teinté de Christianisme. Mais comme il a dans la suite beaucoup écrit en faveur de l'Eglise et comme on ne s'est pas rendu un compte suffisant de l'évolution qui l'a amené à le faire, on a interprété ses premiers travaux d'après les suivants et on a cru faussement que son Néoplatonisme était un simple revêtement de sa» foi catholique.

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