CHAPITRE PREMIER
LA FORMATION D AUGUSTIN
La fornialioii d'Augustin s'est opérée d'une façon à peu près continue. Nous pouvons cependant y distinguer trois grandes périodes. C.ouiniencée dans le bouig africain de Thagaste, elle s'est coiiliiiuée dans la ville voisin de Aladaure, pour s'achever dans la grande cité de Cartilage (i).
Thagaste l'iait, au t.enips d'Augustin, un luunicipe assez peu ini[)oilanl^ mais lorl bien situé (a), dont les maisons s'étalaient librement sur un large plateau tic la Xumidie septentrionale,
I ' Sur Irv (li\(r<i'< lociilih'w (|ii";i cuiiliiir^ \iii.Mi^liii iri \rii(|iic on peut <'oiisiill('f (riiiii' façon générait' :
If CaiIjuis instiiptiorniiii ]<iliii<irinii iC. I. I,.t. t. VIIJ, (Afiica). •'■il. ^^illmiln^, Berlin, i.S(»i. in-fnl..
■'t Ch. Ti.^.^ot, Géognipliie contparée ilr IWjriniw ninniinr. Paiis i884- 1888. :>. \ol. iii-'i".
(2) Voit >^m- 'riiafrasic. anjoind'liiii ."^ouk-Aliras : (!. 1. L.. I. \lll, p. 5o8, I r. II. ,")! '(:<-.^i7('i cl SiippL. II. 1 7'>oô-i7:>33 : D"" Honqiu'tle., Rapports sur Irs fnuillcs cj-c'ck/c'c.s- /; Smik- \linis. dans le lieciieil de la Soi-iété (ircht'dhxjicjui' dr Cdrishintinr. \i)oci. ji. i).'vii'i; l^oui.s Ik'ctrarid, Saint Au(jiistiii p. 17-ui.
non loin de la Proconsulaire (i). Deux grandes routes lui permettaLent de communiquer avec la côte et avec l'intérieur du pays (2). L'une quittait à Naragarra, non loin de Thagora, v,ers le sud-est, la grande voie intérieure de Carthage à Cirta, et, passant au nord-est v,ers Yicus Juliani, elle allait aboutir à Hippo-Regius (3). L'autre, se greffait à Tipasa, près de Tubursicuni \umidaruni, au sud-ouest, sur le prolongement de cette même voie, et elle se continuait, au nord-est, vers Onellaba,^ dans la direction de Tbabraca (f\). Un peu au sud de la localité.
iil l.ii (li\ison (lis j)io\ iiici'* romniiics du I inp^ <l Xii^usliii nous csf coniiiic, :iu poiiil de vue îi\il. p;ir le fircridriiini dr Hufius Festus, oonipost' \LTs ;i()9 iIa]. Knrl ^^ ;igi;iicr. Lcipziji-, icSSl), iii-12), par uns autre liste jointe au Calendrier do Poleniius ï>ihius et éeritc vers 385 (à la suite de la \otiti(i tUgnitnlum, éd. Otto Steeek, Berlin. 1876, in-8°), par la \otilia (rigniifilujii, rédigée vers 4oo, et par de nonilireuses inscriptions fC. I L.. t. VllI, Siipid.. p. iÔ7r>. .1. Scliniidt).
Ces divers docTunents distinguent eu Afiic|ue la Proconsulaire, la Bysacène, la Nuniidie. I,i Ti ipolitaine, la Mauiélanie CésarieuTie et la Maurétanie Sil ilieniie.
{"?.) 1^1 picniière de ce-. mul<'s es| iiien I idii ik't p:ir \' lli iierdriuiii jimviiH-'wrnm d'Antonin (éd. (;. Partliev et M. f'iuder . Ueiliti, i8'|8. in-8°, p. 19-20). Cf. Tissot, Géogr. romp.. I. II. p. ,S85-.'^87 : l",. Cosneau. De roninnis viis in ^umidi(I, Paris, i88r.. in-N", p. 58-5;). et jr Cnlonel Mercier. ^i)le sur les ruines et les voies (inti(iues île l'Algérie, dans Ir Bull, iireli. ilu <nm. lies trov. Iiistor., Paris, 1887 p. /jCS-ZiOB.
La seconde n'est signalée par aucun itinéraire.' mais les traces en sont encore très visibles sur une grande partie de «on piirconrs (Y. Toussaint. I.e réseini raulier et les primifitiles ruines île lu réginn île K'iinmissii. Mdniiunnich , Tifeeli. Ksnr-Shehi. dari< le liuJi. nn-h. du ('.ont. des trirv. liislnr.. i^()~, p. y.tjg. 277. et le colonel Mcrrii r. arl . lil.. [i. 470).
(.S) Voir sur Naragarra Willnianii ipii situe eelle loealilé à Sidi-Yusef (C. /. /.., I. VIII. p. \C)S: < f. ihid.. n. \(V^'^-',(]'4^ . 107^^, ifi8o8-i68/i4) et Cagnat-Scliuiidl. (jiii lii pliiccnl nri peu plii< ;iii iifir-d à l\-ilia-Mraou (C. /. f... t. VIIJ. Nu/^/W., p. 1099: et. iltiiL. n. ir)7r)9- 1(^X07). de même que Sfepliaiie (.'sell i llerherelies iireliéxdiigiiines en Algérie. Paiis. 189.1. in-8°. p. 'ji<': ef. //;/,/.. n. f)8o-G9o),
sur Thagora. lanj. Taouiai. C. I. ]... I. ^[ll. p. '170. n" '\^\'\->-'\C)-ï . et Suppl.. n. 1 0849-1 685(1 :
sin Vicus. Jiiliani (auj. I)ii\i\i(i . C. /. /... I. \lll. p. r)ii et Suppl., n. 10287-15291 ;
sur Hippo-Regius. ou Hippone fauj. Bône). C. /. L., I. VllI. p. 5iG, n. b2-2C^-b9.h'f. io838-io839. et Suppl.. i-^ç^-i-^^'iô.
i'i) Voir siu' TipjL-^a, TauJ. Tifcch). C. /. /.., 1. \\\\. p. 487. n. 484G- 4870, p. gOi et n. 108.S2 ; Suppl.. n. 17140-17149:
sur Tubursicum Numidaruni, (auj. Khamissa). C. /. /... I. VIII. p. 489. n. 4874-5i4i ; Suppl. n. 17190-17203; St. Gsell. Beeh. Areh.: p. 293-298, avec nouvelles inscriptions n. 34o-52o;
LA FORMATION D AUGUSTIN
le BaLn-;u!as ^MpcTilail Ichiciiiiiii à liaxers iiiic plaine l'ei(il(^ et la fécondait, riiiver, de son limon (i). La cultiiie des céréales constituait la prin(i[)ale richesse du pays, (pii a\ail aussi des vignes et des arbres Iruiliers (•-^).
De temps immémorial, les Numides, représentants de la race lybique. avaient habité là. Ils étaient encore très nombreux dans les régions accidentées et presque inaccessibles qui s'étendaient au nord vers ^'icus .Tuliaiii <ui vers Onellaba, et ils y gardaient jalousement leur lani;ue rudimentaire, leurs mœurs à demi sauvages et leui- r.eliiiion tor-te naturaliste (3). De bonne heure aussi, les Phéniciens étaient venus à Thagaste, comme dans tous les centres quelque peu importants de la contré.e, et ils s'y étaient si bien établis que leur langue s'y parlait encore couramment du temps d'Augustin (V- V leur tour les Romains s'y
>=ur Onellaba. Colonel Merricr . arl. <//•, p. '|(>5-/i70 ; - snr Thabraca ('aiijonnl'iini Taharka), C. /. L., t. VIII, p. 5i3, n. BiqS- 5:>o3. et 10S37 ; SiiiipL. i-:<\)i-
(i) Sur le Bagradas, (anjoui-d'iiui la Midjcrda). on ptid lire:
Silius Italiens, Punira, VI, v. i/|()-i'43.
Ch. Tissot, Le bassin du Bagradas ri la l'air romaine ilr Carlluujr à Uipponr par Biilla Hr(jia. Paris, 1881. in-'i". r\ Géogr. ronip.. I. I, p. Ô7-
(2) Los biens d:- la faniittc d'Aujïnsliii ne consisliMcid enèn' (pTcii « quelques clianips » [Episl. CXXVf. 7: ;-l'. Possid., ]il. le;/., TVi. ot une vigne bornée par un verger (Conf. II.. 9).
('.\) Do nombreuses insrii[)lions lylii;jui<. dulanl de l'i^poipic loniaine. •ont été trouvées an nord de Souk-Miras,^ dans la direetion do Duvi\ier. (\. A. Judas, Sur jilusirurs srrirs d'rpilaplirs lybiqurs drrourrrlrs m Algérie pariirulirrrinrnl diuis la l'rgimi dr Bnnr. Ann(d. drs vayag.. Paris, I, 18G8, p. i73-i^i3: II, iSfiQ. |). '.U~-^'j.-2). D'autres ont élé découvertes le long de la route i\\n \a de Soiik-Aliras à La (>allo. l'.lles se montrent là t(dlcmont abondanles ([iie, selon le rapport déjà cité du Colonel Mercier, cette région doit être eiinsidéréo comme « l'im des bercoiuix les plus importants, sinon le \A\i< inqiorlaut, de la raee Uliique » (V. J5a//. arrli. du roin. drs Iran, hishu-.. Paris, 1887. p. 'lôi) ; cf. C. I. L., t. VIII,.St(/>/(/.. p. ili'i'i e| inscr.. 17317. 17.319. 17020"). Une éfiule attentive de ces insciiptions a [)t'rniis ilc conslatei- que leur langue est, an fond, identique a\ee eellc qui est jiarlée encore do nos jouis par les indigènes du Sabara ei du Maroc descendants des Lvbiens, (ii'.|iiles. humides ou Maures danl refois. Les nururs dos indigènes du nord de l'Algérie ont été décrites par Hanotoaux ot Lolourneux, La Kidiylie et. les coutumes Kabyles, Raiis, 1873. ■> vol. in-8°, ot, à propos do ce dernier ouvrage, par Ernest Renan, La soririr berbère dans la Pievue des deux Mondes du i*''" septembre 1873, p. i38-i57.
(k) C'est ce que donne à entendre un texte cité plus bas, |). 7, Tiol I. C'est ce que fait supposer aussi la connaissance du puni(pio •dont Augustin fait prouve dès ses premiers écrits (v. infru. \). 6,
étaient installés, dabord en conquérants, puis i^n colons, et les indigènes, longtemps hostiles à leur domination, avaient fini par -( rapprocher d'eux jusqu'à se confondre avec .eux (i). Sous l'influence, tous les jours grandissante, de ces nouveaux venus, Lybiens et Phéniciens avaient peu à peu identifié leurs divinités locales ou nationales aypc les grands dieux et les génies de Rome (3). Tout en gardant leur propie langue^ ils s'étaient graduellement liahilués à faire usage du I;i1in (?>). Ils en étaient même anivés à abandonner leurs noms traditionnels pour prendre ceux (jui leur avaient été ])ortés de l'Italie, et ces héritieis de Jugurllia ou d'Vnnibal niellaient liiie sorte de coquetterie à se donner comme d'authentiques descendants de Scipion ou de- ses lieutenanls •']). T.es habitants d.e Thagaste, comme
not. 8). De fiiil. un jisscz friiini' iioniiiif d'iiisiiptidiis ])lu'iii ■iciincs di' répoquo romaine ont (■[('• (li''(()ii\ crtcs iiux alciiloius de Souk-Alii;!>. (Voii' loiir hiblioirrapliic dans SI. (iscll, Eti'iuliie (U\ la iloniiiKilirut firlliiKjlnoise en Air'ujiic. l'aris. ijioô, in-8°, \). rîiV). D'milrc paii, ilaiis 1rs inscription* lalincs df la nirme région, oi! trouve un j,n:and nomf>rc de nom.« puniques, ceux, par rx(ni|)!>-. de iMi^chal i('. 1. L., VIII, 17293. cf. Haricbal, ifiSôS, 17306, de Milluid)al. i7:<9<i. de Sannm, i7''97 et de Nampliamc. i-2f)Ç). cf. Augu.sl. Episl.. \^'l. ■>. et XVll. •>).
I I \ . Toulain. Les cili's romaines de la Tunisie. ICssiti sur in cuionisniioii romaine dana l'Afrique du noriL l'aris. iSgô. in-8°.
et M<'irier, La population indigène de VAlrique du nord sdus la doniiiinlinn romaine, flans le liée, de la sor. de Constanline, \%\, jSgâlN;)li. p. I •.>7-'.>i I .
I ■.>.) A Fodj-Miaou, entre Ksiba-Mraou et .*^i(Ii ^oueef, une insciipliôn e--! d(''diée à une divinité Ivbique ronianisée. à Haos Augusius » (d.
I. I... I. Mil. /|ii'ii. <f. 1^)759). A ]lr Sidi-Braliim, entre Souk-AIua? et Tcliessa, une autre est enraiement consacrée. à Tanit-A.starlé, la grande <i«''esse des Carthaginois, dcveime « Caelesfis Augusla » (ibid., if)86.ô). C'<'st sans doute ci^tle dernière di\init.é que nous T-etrouvons. sous le
II. Ml de Junon. dan--' une inscription ni<''li'if|ue de .^idi "^oucef. 011 eil<' est invoquée comme la grande di.spensatiice de la pluie (ihid.. 'iG.So cl i(i8io, cf. De cons. Evang., I, 45 et De Civ. Dei, Vit, iti). Peut-être est-ce encore à elle et à Baal-Hammon que se réfère une inscription dr. Tluifïaste « à .lupiler très bon, très j?rand irardien, et à Junon, auguste reine » (ibid.. .oi^a). En tout cas, Augustin dit expressém(>nt que Baal est le nom punique de ,[upiter et Astarté ( elui de .lunon (Quaesl. in H,'nl(d., VU, 16).
i,\) Cela résulte clairement des inscriptions bilingues et des inscripl::.ns latines de personnages portant des noms lybiqnes ou puniques qui ont été mentionnées un peu plus liant.
4) Dans des inscriptions trouvées au\ alentours de Tiiagasle, tel personnage dont le père a un nom lybique ou pliénicien porte un vocable romain ou fortement romanisé (Voir C. I. L., t. VIII, n. 5076, 16760, 36858, 17318). Tel autre dont le nom vient dTtalie se donne une épi-
LA FOKMATION D 'AUGUSTIN S
ct'ux des \ilk's Aoisines, irétaient plus, en ai)parence, ni des Numide^, ni des Phéniciens, mais des Romains (i). A \rai dire, pourtant, ils offraient i)liilot comme un mélange de ces trois nires si disparates. Ils associaieni la liiihiilence volontiers conihatlixr de la première, l'espril avisé de la seconde et le Iresoin daclidii de la tioisième. I.a fusion de ces élémeiils Inil diss."mblables s'était produite en eux sous l'influence prolongée de leur terre natale, \i\ant sur un sol très tourmenté, dans une atmosphère riKiliili' et baignée de lumière, sous un soleil de feu, ils as.sociaieiil un" nature un peu rude et ainuple. une sensibilité très vive, une intelligence lucide, une ardeur passionnée et tenace. Aussi, en dépit de leurs fréquentes divisions, se sentaientils une c. àme commune » (3).
C'est de ce milieu très spécial qu'est sorti Augustin, et il n'a pu qu'en recevoir un,e empreinte profonde. A première vue, tous les membres de sa famille semblent être de purs Latins. Sa mère n'était liabituellement désignée que par le « cognomen » d.e Monnica, qui revient fréquemment dans les inscriptions de l'Afrique et s'y montre toujours associé aux « gentilices » les plus romains (3). Son père était connu sous le nom, aussi significatif, de Patricius, donné également à un de ses neveux (4). Lui-même porte- dans plusieurs textes très anciens, celui d'Aurelius (ô). associé au surnom d'Augustinus, sous lequel il s'est
taplic Kliiipii' ou jiliéni'jicnne où il se révèle comme un pur indip-ènc iV. ihiiL. II. /iOil'., 5209. etc.). Cf. Gaston Bois^ier. 1/ Afr'njiir rnritnnw. Paris, ■><• rd.. "1904. in-So. p. 3.37-3.1S.
(\) Tons lis nom* propres que portent l<< inscriptions latines de Tliagasie sont ncltcnnitt romains. lYoir C. /. /... t. VITT. n. .Ti'io-riivG et 17205-172.^.'^).
(a) P. >fonceanv. J.es Afriftiiiis. Paris, iSq'i. in-8°. p. io-ôô.
(3) Tous les mainisdil'; ann-ustiniens portent Mnnnirri. Le même eopiiomen se retrouve, avec la même ('■crilnrc associé aux noms t\c Aurélia, Gavia, .Tiilia. Salluslia. .'-^lahiria. Antonia. dans des inscriptions latines de la Numidie iC. /. L.. t. YIIT. n. 2280-2296, 2969. 8112, 3796, 4o3o, /i3ifi, 4/|ori. 7202. io8(5i). D'autres inscriptions de la même région parlent de Moniea, Monna. Monnina. Monnosa, Monnula et Monula. quelquefois aussi de Monnius et Monno.sus (V. ibid., p. 1039 et io3o). On trouve également parmi les inscriptions latines de ITtalie. les surnoms de Monnicus. Monnus et Munniis. Monnina et Monnula (\. Fabrefli. Corp. inscv. Int., Turin, 18G7, in-4, c. 1187).
l/|) Conf., IX, 19 et Serw., CCCL'VL 3. Ce nom n'apparaît point dans les inscriptions africaines relevées par \Mllniann.
(5) Ce nom lui est donné par Oiose (Hist. inil. : et Lib. opolog. fie urbilr. libert., i) et par Claudieu .Maniert (De siut. aitim-, II, 9. n. 2),
rendu célèbre (i). Il avait un frère, nommé Navigius (2), et deux cousins, appelés Lastidianus et Rusticus (3), ainsi qu'un aiftre parent qui portait le cognomen de S.everinus (4). D'ailleurs, sa langue maternelle a été le latin (5), celui des classes populaires, qui était à peu près identique en Afrique et dans la métropole (()). Cependant, rien ne montre, dans ses nombreux écrits, qu'il se rattache particulièrement aux vieux Romains. Il ne parle jamais d'eux qu'avec le plus parfait détachement, et il rappelle avec une complaisance marquée la résistance acharnée que leur ont jadis opposée les Carthaginois et les Numides (7). Ils s'intéresse au punique, dont il a acquis une connaissance réelle quoiqu "incomplète (S). Il en prend même assez vivement la défense contre un de ses correspondants, qui en a raillé certains noms de tournure barbare, et il fait ren)arquer qu'un (( Africain parlant à des Africains )> ne doit pas plus rougir de cette langue
iiiiisi (iiif [Jiii- !*•> plus iinciciis niiimiscrits de ses œuvres. Il revienl fn'quciiuncn! sur les inscriptions iifriciiii)cs (''(littVs par Willniann (C. I. I... f. VIII. |). oïli-QO^)» et il se montre, en pariicnliiM- sur nno inscriptioii (lu Musi'-c /le Souk-Ahras (ibid., SiijipL, n. i7'jyi), ainsi que siw plusiciiis autres relevées dans le voi-sinafre de rettc loralité (ibid.. n. 5i85. SiSTi <'t .S/;/;///.. II. 17826).
Il \ui.'ii<lin ne se désigne janwis et n'est jamais désigné de ses. cornsjiondaiil-; ou de son entourage que par ee cognomen qui. d'autre yiarl, ne se présente qu'une fois dans les inseriptions africaines éditées par Willniann iC. I. I... t. VII. n. !).'ii7i.
•<) D.' I>eut. vit., !x et Con/., IX. 27. Cf. C. /. /... I. VIIJ. n" j>:-ioo. Ce Navigius peut avoir été le père <Im ticvcu (r.\uguslinsignalé plus haut.
(.'î"! De bcid. vil., /i. Ils pouvaierd èlre les fds d'un « oncle paternel » d'AiigusIin que nous voyons incideniuKiil nieidifmné' j);ir Possidius (Vil. -If/j/., 2C).
(i) Episl.. LU, II.
(o) Conf., I, i.H ; cf. 20.
(T)) Voir Gaston Boissiei-. Jonm. des sav., iS()5. ji. 'à--!\o. Cf. St. Gscll : Chron. arch. afric, I,-(i8()5), p. 25-27); Geyer, hdiresber. iiber die Fortsi-ltr. der kl. AUliert. Wiss., 1898, p. 75-io.'i : el Dom Leciercq, art. Afrl(}uc. dans le Dict. d'arch. dir., t. T. 7'i7-775.
i':) De Civ. Dei, I, 3o ; l'il, -18-20, cft-.
^ \ngusiin montre sa connaissance du [)unii|ne dans les textes suivants: Epist., XVII 2; De maç].. kk\ De se.rm. Dont, in mont., II, 47: Epist. ad Ftom. expos, inch., i3: Cont. litt. Pelil.. II, 289; Locut. in Hept.. I, 2/1, VII, 16; Enarr. in P.wlni., CXXIII, S; In Evong. loli., XV. 27; Serm. CXIII, 2 ; CLXVII, /j (Cf. W. Wehle : Puniscfies Sprichworl bei Augastin, dans le Pdiein. Mus. (N. F. XVIll. (1802) p. 638). Lui-même donne à entendre qu'elle est très imparfaite, dans le De Magisiro, 44. \