PREFACE DE LA DEUXIEME EDITION
Le livre dont nous donnons aujourd'hui la deuxième édition
■n'a pas eu à se plaindre de laucueil du public. A l'étranger, comme
l'ai France, il a été lu, commenté, critiqué. Nous remercions
Vtous ceux qui ont bien voulu témoigner de l'attention qu'ils ont
Kàccordée à notre travail, soit par des objections dont nous
kvons reconnu parfois la justesse, soit par des encouragements
lont nous sentons tout le prix (1). Notre but aura été atteint,
, par notre modeste essai, nous avons contribué à développer
Bgoùt d'une étude qui nous parait avoir son importance, pour
i connaissance non moins que pour la direction de la nature
humaine.
Aussi bien, malgré quelques résistances, semble-t-on généralement d'accord pour admettre l'utilité de ces recherches. Sans doute il n'est pas question d'en exagérer la portée. La psychologie de l'enfance ne doit pas s'en faire accroire, ni enfler ses iprétentions. Elle ne saurait se dissimuler l'insuffisance de ses moyens d'étude, ce qu'il y a de précaire dans ses méthodes d'in- ^rmalion, et en même temps ce qu'il y a de borné, de court ~ us l'objet qu'elle étudie. Il ne faut pas surtout qu'elle oublie i qu'elle doit à la psychologie proprement dite. Si par la conscience nous ne connaissions pas l'homme, il nous serait à peu |très impossible de rien savoir de l'enfant. C'est la psychologie '■'de l'homme fait qui éclaire la psychologie des tout petits, et qui seule nous permetd'interpréter les menus faits de la vie morale du premier âge.
Jl n'en est pas moins vrai que la psychologie de l'enfant, si
<;1) Nous remercions particulièrement l'Acadétoie française qui a décerné, en IS04, à rÊvolution inCeUecluelle et morale de l'enfant un prix Marcel! a- Guérifu