‹ L'évolution intellectuelle et morale de l'enfantChapitre 76 sur 76 · L-ÏVûLUTION INTULUKCTliELLl · texte numérisé non relu

L-ÏVûLUTION INTULUKCTliELLl

confondre In posa oITGuilli^rt avou le bouton prftl àsVpanonip i,~ on TiP saurait m^<*onnallr(> qu'il y a dans ce fait comnn* one prédisposition A la folti;; le raitiollist^eniGDl cérébral i^laDt, comme od sait, uni- lius iruuscs Iiubitui>lk<s iti; la di^meucë sénile (ii.

On nV'&t pas en peino non plus pour citer dus cas où les cause! raoralen ont aRi, parliculii^rement la Frayeur, Verîng, Vogel. men tionnent dos petites filles devpuues folles à la suite d'une émoUa ie p«ur : l'une d'elles fut prise de l'idée fisc de tuer aa belb^-m^r qnu jasque-là ollc avait aimée tendrement (â). L«s terreurs su persil ticuses, une exaltation précoce des sentiments religieux, la peuri l'enfer, la di^mn un manie, ont aussi une part d'influence. Une flllel de neuf & dix ans, dont les parents aviiient surexcité rïmaginatil par des imaifcs trop vives de la vie future, vit un soir le diable 1 apparalt-re : elle poussa un grand cri et tomba sans counaissance {i Les épidémies de folie religieuse n'ont pas été (épargnées d. l'enfanc au dixième et nu onzième siècle, on a vu se former des rasseoibt ments d'enfants qui abandunnaient leur famille et leur patrie p* faire le pèlerinage de la Terre Sainte. En 1G05, les enfants du pa de Labour, entraint^s par l'exemple de leurs parents, furent allein d'hallucinations et d"oxtases(4). Pend&ot les t;uerres religieuses d Cèvennes, on vît jusqu'A sept ou bait mille enfants réunis qui pi phétisaient avec l'exaltation la plus grande (3).

Dans bien des cas, la cause de la folie enfantine n'est niesclu! vement physique, ni exclusivement morale. L'aliénation desfacoll morales succède A une maladie nerveuse. Quand on sait quel ra] port étroit unit les différentes perturbations du système nerveni on ne sera pas étonné d'avoir à constater que, cber. l'enfant comtn chez l'homme, la chorée, Tépilepsie, l'hystérie, les différentes i vroses en un mot, n'apparaissent guère qu'avec leur cortège ott naire de troubles intellectuels et de symptômes délirants.

Mais oncommettrait une grave méprise si l'on attribuait se ulcmc

(1) La uiÉningile, d'autre pnrl, o'est-à-ilire l'irritation directe de la cérébrale, peut provoquer, aoit un délire aigu, Lpuyant, aoït la Buppreaslon i fonctions cérébralea, (V. MonE.iu (de Tours), op. cit., p. US.)

(ï) P^i/ch. Heiikuni/., II. Leiprig, tSIB, llusfi MagaaiiK, XII, IStZ.

(3) CsiCBTOK Browne, On IntaiiUg, vol. XI, p. )f>.

(4) Viiyei Cauieil, De la folie considérée au point de oue pathologique, ki Tique, eto,, t. Il, p. l'U.

(5) Le D' Moreau [lîe Tours) cite une t-eolo de jeunes filles oïl, une Blletti quatre aua ayftnt ètè prise d'un acsis de couvul^iuns épilepLîrormea, loutos camandea tureat priées de CQUTuUvoaï iiaa.logueB.

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