Proscott, loc. cit. (Introduction, I, 51). 3. Ibid
code. La prison proprement dite était encore inconnue et Fou n'en avait guère besoin; car les procès ne traînaient jamab en longueur. Pourtant, un peu avant le jugement ou dans le court laps de temps qui séparait les sentences de leur exécution, il fallait bien mettre les accusés ou les condamnés dans l'impossibilité de s'enfuir. Pour cela, on se servait de cages en bois, identiques à celles dans lesquelles on enfermait les captifs guerriers ou autres destinés aux sacrifices. Dans ces cages, les prisonniers, à peine nourris1, étaient en outre attachés savamment de manière à faire de leur vie un supplice de tous les instants. En effet, ils étaient à demi suspendus par le cou et obligés de se hausser sans cesse sur Japointe des pieds pour ne pas être étranglés par leur seul poids4. La peine capitale s'infligeait de diverses manières suivant les cas. L'étranglement par le garrot, la mort sous le bâton, la lapidation étaient les supplices les plus ordinaires. Parfois on recourait au bûcher, à l'écartèlement, au dépècement. — Enfin la dégradation ou l'exil pour les nobles, l'esclavage pour les plébéiens étaient, après la peine de mort, les pénalités les plus graves1