‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 139 sur 525 · Bancroft, loc. cit., II · texte numérisé non relu

Bancroft, loc. cit., II

traîné par les rues. On allait jusqu'à punir du dernier supplice un enfant, coupable d'avoir ramassé du bois mort dais une forêt royale1. — Les tortures infligées aux sodomiste étaient épouvantables. Celui qui, dans la perpétration <k crime avait joué le rôle actif était attaché à un poteau: oc l'y couvrait de cendres et on l'y laissait mourir de faim. On le jugeait évidemment moins coupable que son complice, que l'on traitait avec un extraordinaire raffinement de férocité. En vertu de l'idée du talion, on lui appliquait unedt ces peines, que les légistes appellent expressives, en extrayant par l'orifice anal ses intestins, qui étaient ensuite couverts de cendres et brûlés devant lui9.

Enfin on avait institué une sorte de tribunal d'inquisition, appelé tribunal de musique, dont la fonction consistait k censurer les ouvrages d'astronomie, de chronologie, d'histoire et à empêcher les auteurs de s'écarter de la vérité en punissant de mort toute assertion fausse3 : c'était l'équivalent de ce qu'on a appelé, dans l'Europe catholique, tribunal du Saint-Office.

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