‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 190 sur 525 · Ibid.y division VI, section cccxlvi · texte numérisé non relu

Ibid.y division VI, section cccxlvi

De même que les codes du Pérou et du Mexique, la loi chinoise est extrêmement rigoureuse pour les actes contre nature : quiconque ravit, dans ce but infâme, un jeune homme ou un enfant, est condamné à la décapitation. S'il y a eu consentement, le coupable est simplement étranglé1 : c'est, nous l'avons vu, aux yeux des Chinois la moins terrible des peines capitales.

Force m'est bien de me borner à citer les principales dispositions pénales arrêtées par le législateur de l'Empire du Milieu contre les attentats et infractions aux mœurs. Elles sont au reste suffisamment caractéristiques et il en est quelques-unes qui font honneur à l'antique nation chinoise. On n'en saurait dire autant des mesures légales édictées contre un crime chimérique, mais que tous les peuples sauvages et barbares châtient avec une extrême dureté. Je veux parler de la magie.

E. La magie. — A ce sujet, je ne citerai que quelques articles bien typiques, uniquement pour établir que sur ce point, la Chine n'a pas encore secoué la sauvagerie la plus primitive. — Pour avoir accompli, la nuit et en présence de sectateurs rassemblés à cet effet, des cérémonies magiques, le principal sorcier est condamné à la strangulation; tous les assistants reçoivent cent coups et sont bannis à perpétuité*. Une peine plus grave, dans l'opinion des Chinois, la décapitation, est prononcée contre quiconque compose et publie des livres de sorcellerie, contre les auteurs de sortilèges et de figures magiques3. — Toutes les fois qu'un code admet le crime de magie, il reconnaît aussi le crime de lèse-religion. Si laïque que soit son gouvernement, la Chine ne fait pas exception à la règle. Son code prononce la décapitation

1. Code pénal chinois, Statut supplémentaire de la section ccclxvi.

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