Ibid., III
égorgés, les autres valeurs vendues pour acheter de la viande et le tout sert à des festins publics (timacheret) ; les biens confisqués sont littéralement mangés par le village *.
Outre les amendes et la confiscation encourues, les coupables sont souvent condamnés à réparer le préjudice moral ou horma. C'est la règle pour le vol, et il en est parfois de même pour les incendies, les dégradations ou destructions2.
Pour achever i'énumération des pénalités kabyles, il rae reste à mentionner l'incendie des vêtements. Ceux-ci sont juridiquement brûlés, après quoi leur propriétaire est exposé tout nu à la chaleur d'un brasier. Cette peine singulière s'applique surtout aux étudiants et, par quelques djemâas, particulièrement aux étrangers 3.
Et maintenant il nous est possible de nous faire une idée générale de la justice berbère, très primitive sans doute, mais, comme on l'a vu, délicate cependant par certains côtés.