‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 286 sur 525 · Josèphe, liv. XVI, i · texte numérisé non relu

Josèphe, liv. XVI, i

illégitimement enceinte, il répondit sans hésiter : « Faites-la sortir et qu'elle soit brûlée1. » Il est vrai que Jacob était un patriarche; mais les lois subséquentes ne sont guère plus douces. Le Lévitique condamne à mort les couples adultères8 et la même peine est édictée dans le Deutéronome. A son tour le prophète Ezéchiel fulmine contre la femme prostituée et veut qu'on la lapide3.

On distingue naturellement entre l'adultère de la femme libre et l'adultère de la femme esclave : c Un homme couche-t-il, d'un coucher de semence, avec une femme enlevée, en possession de mari, et qui n'a été ni rachetée ni libérée, il y aura châtiment, mais ils ne mourront pas, parce qu'elle n'était pas personne libre4. * Mais le législateur est allé beaucoup plus loin, en décrétant la peine de l'adultère, la lapidation, même contre la fiancée infidèle à ses engagements et se laissant séduire avant le mariage par un autre que son promis5; dans ce cas, d'ailleurs, on ne distingue pas entre l'homme et la fille : tous deux sont lapidés. S'il y a eu violence commise sur la fille, pourvu que ce soit dans la campagne, l'homme, seul, est exécuté 6. Bien plus féroces encore sont les versets qui condamnent à la lapidntion la femme accusée par son mari de ne lui avoir point apporté les prémices de sa virginité, à moins que les parents ne fournissent la preuve éclatante de son innocence7. Nous savons que, dans les pays sémitiques, cette preuve consiste dans la production d'un linge ensanglanté. Au contraire le mari, convaincu d'avoir calomnieusement porté

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