Du Boys, loc. c/(.,.66-70. — Thonisson, loc. cit
le second témoin jetait une lourde pierre sur la poitrine du patient, que le peuple achevait à coups de cailloux £. — La lapidation n'était pas le supplice unique. Il y avait encore : 1° le bâcher réservé surtout aux incestes ou aux prostituées de race sacerdotale, mais non pas exclusivement9. Peu à peu on modifia ce mode d'exécution. On plantait jusqu'aux genoux le condamné dans un fumier ; puis on lui serrait le cou avec un linge, et, quand la bouche s'entr'ouvrait par suite de la suffocation, on y versait du plomb fondu ; 2° la strangulation f d'usage assez fréquent, qui s'appliquait dans tous les cas où Moïse n'avait pas prescrit un autre genre de mort ; 3° la décapitation, moins fréquente, se pratiquait avec le glaive.
Dans tous ces supplices, les témoins faisaient office d'exécuteurs3; car, pas plus en Judée qu'en Arabie, il n'y avait de bourreaux en titre ; cependant, sous les rois, il arrivait parfois aux soldats de mettre à mort les condamnés : chose naturelle, puisque le souverain était le grand juge.
Avant l'exécution, les témoins à charge plaçaient leurs mains sur la tête du patient et, par cette mimique in extremis, confirmaient leurs dépositions antérieures. — On avait réglementé la douleur des parents du supplicié. Elle devait être silencieuse ; toute manifestation publique était interdite ; la famille devait même affirmer qu'elle n'en voulait point aux juges*.
A côté de la peine capitale, il faut placer en Judée la. peine du retranchement, du kérith, qui devait être l'extermination du coupable et de sa famille ; car Moïse prononce le kérith contre les Israélites ayant sacrifié leurs enfants à Moloch. La