Ibid
LBTOURNEAU. — L'Évolution juridique. 19
texte biblique le dit d'ailleurs à peu près : c Que si le peupir du pays fermait les yeux sur cet homme, quand il livres lignée au Molek, au point de ne pas le tuer, alors j'établirai; ma face contre le coupable et contre sa famille et je le relrs*cherais lui et tous ceux de la nation qui, à son exemple, * seraient prostitués à la suite du Molek1. » Les rabbins, qui, de parti pris, ont atténué toutes les cruautés de la péoalik biblique, veulent ne voir dans le kérilh qu'une menace de mort prématurée, ce qui est invraisemblable : car Iahvé est un dieu jaloux, sans pitié pour l'idolâtre et le culte desfam dieux. La Bible d'ailleurs ne prononce le kérilh que dan; des cas particulièrement graves : les crimes jreligiein, l'inceste, etc. 9.
La flagellation, peine correctionnelle, s'appliquait, suivant les rabbins, à la violation de cent soixante-huit préceptes Moïse ne veut pas que, dans la flagellation, le nombre des coups dépasse quarante. Nous avons trouvé une réglementation analogue, chez les Arabes, mais seulement pour la flagellation discrétionnaire.
Le Code hébraïque admet, nous l'avons vu, les peines pécuniaires, les compositions, mais elles sont toujours payées à la partie lésée, jamais au trésor public : ce ne sont point des amendes 3.
L'emprisonnement fut longtemps inconnu. Dans la Bible, on ne le mentionne que deux fois et dans des cas où il était seulement destiné à prévenir la fuite. Cependant Jérusalem finit, en se civilisant, par avoir aussi des prisons; il en existait trois, au moment de l'invasion de Nabuchodonosor \