‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 304 sur 525 · I. — LES ARYAS VÉDIQUES · texte numérisé non relu

I. — LES ARYAS VÉDIQUES

Sur la justice des ancêtres de l'Inde aryenne, des Aryas védiques, le Rig-Véda, si pauvre d'ailleurs en renseignements sociologiques, est complètement muet. Mais nous pouvons, dans une certaine mesure, suppléer à ce silence; car nous savons déjà, que révolution juridique a ses phases nécessaires et étroitement liées à celles de l'évolution politique. — Or, nous n'ignorons pas que les Aryas védiques en étaient déjà au régime de la tribu monarchique et de la petite monarchie barbare, qu'ils avaient des prêtres et des esclaves, que leurs roitelets étaient fastueux et despotiques, puisque les ministres des dieux les flagornaient sans cesse pour leur soutirer de riches présents. En somme, on est en droit de comparer les Aryas du Sapta-Sindhou aux Afghans actuels. Or, en Afghanistan, les chefs ont sur leurs sujets droit de vie et de mort; les familles et cjans, d'autre part, en sont restés au droit de vengeance. Pour eux la vendetta est un devoir sacré, héréditaire.1; pourtant ils admettent le système des compositions, évaluées ordinairement en femmes esclaves. Enfin les Afghans sont, de tribu à tribu, de déterminés pillards.

C'était probablement des razzias du même genre, qui permettaient aux roitelets védiques de faire des largesses à leurs favoris et flatteurs. Ces chefs étaient sans doute personnellement au-dessus de toute justice. On est fondé à transporter ces mœurs chez les Aryas védiques, puisque nous en avons constaté l'existence chez tous les peuples arrivés ou arrêtés à ce niveau inférieur de civilisation.

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