Sicé, loc. cit. f
t. Code de Manou, VIII, 14-25.
S. Darcstc, loc. cit., 78.
elles purifient le criminel, qui, après son exécution, va ensuite tout droitau ciel, comme s'il n'avait accompli sur la terre que de bonnes actions*. Le roi doit juger tous les jours, d'après la tradition, les coutumes et les codes9. Sa fonction de grand juge est du reste largement rémunérée : le gagnant lui paye 5 p. 100 ; le perdant 40 p. 100 sur les valeurs en litige 3. — Si la tradition et le code sont en contradiction, le souverain applique le code (Sicé, Législ. indoue, 20). On lui recommande, et cela est bien curieux, d'observer attentivement l'accusé, de noter l'altération de sa voix ou de sa parole, la sueur de son froqt, l'abaissement de son regard, etc.*.
On lui recommande bien autre chose : de ne pas confisquer les biens des grands criminels et de jeter leurs amendes dans l'eau ou bien d'en faire don à un brahmane vertueux5. S'il confisque, au moins doit-il laisser les armes, les outils à ceux qui en vivent : les instruments de musique aux chanteurs, les parures aux courtisanes, etc. \ Mais de tous ces conseils vertueux les mauvais princes n'avaient cure et on en a vu, le célèbre Runjet-Singh, maharajahdeLahore, entre autres, trafiquer de leur pouvoir discrétionnaire ouvertement, recueillir, par exemple, en passant dans une foule, des pétitions accompagnées de roupies. De loin on montrait à Runjet-Singh à la fois le papier et l'argent; il fondait sur les pièces de monnaie, comme un vautour sur une colombe, à pe point qu'un jour un pétitionnaire ferma la main sur la roupie, en disant hardiment à son souverain : c Non. Lis d'abord 7. »
Devant les tribunaux hindous, la procédure est réglemcn-