‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 353 sur 525 · lhid.y · texte numérisé non relu

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pouvaient casser les sentences de l'assemblée du peuple- Ave: le temps, les Héliastes finirent par connaître aussi des litige? entre particuliers. Leurs sentences étaient, en principe, sans appel; pourtant on les pouvait réformer pour vice de forme, fausses dépositions, etc1. — L'Héliée était donc un tribunal essentiellement démocratique, une sorte de réunion publique, permanente, mais recrutée cependant avec quelque soin. Ce tribunal avait naturellement les qualités et les défauts des assemblées populaires. Les discussions y étaient souvent tumultueuses : t Comme le tribunal tonne ! » dit Aristophane, en parlant de l'Héliée5. Les décisions de l'Héliée étaient souvent irréfléchies, parfois injustes. Ce fut l'Héliée qui condamna Miltiade, Socrate, Phocion, etc. LHéliée ne semble même pas avoir été inaccessible à la vènaWlé : un Grec/ Aristophane, se glorifiait d'avoir corrompu ses juges soixante-quinze fois 8. — Pour exprimer leurs décisions, les Héliastes votaient en déposant des pierres dans une urne en métal. Ils n'avaient pas, comme les juges aristocratiques, la faculté de se saisir directement d'une affaire, et il fallait que les personnes autorisées recourussent à leur justice *. — 5° J'énumère seulement, sans m'y arrêter, d'autres tribunaux moins importants : le Prytanée jugeant les meurtriers restés inconnus et même les instruments de meurtre ; le Delphinium, statuant sur les homicides prétendus justes. En effet, on était excusable de tuer sur-le-champ le voleur; de tuer dans les jeux publics ; de tuer par méprise ; de tuer l'amant de sa mère, de sa femme, de sa fille ou de la concubine dont on voulait avoir des enfants libres. S'il n'admettait pas la légitimité de l'excuse, le Delphinium renvoyait l'accusé

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