Ibid
un itinéraire prescrit, puis satisfaire la famille du mort, après quoi il revenait et se purifiait par des sacrifices expiatoires1. Les Ephètes s'occupaient aussi des complots avortés, éventés avant d'avoir eu un commencement d'exécution. Le tribunal des Ephètes était, comme l'Aréopage, fort ancien ; mais Solon l'amoindrit en le dépouillant de ses principales attributions2. — 4° Ces trois cours étaient évidemment des survivances de l'époque monarchique. Aussi, quand Solon consacra par ses réformes l'avènement politique de la démocratie, il institua, à côté des tribunaux aristocratiques, le tribunal populaire de YHéliée, c'est-à-dire d'un grand jury, où dominait l'élément prolétaire. Les Iléliastes étaient au nombre de cinq cents au moins (cinquante par tribus), et parfois, dans les causes importantes, de mille, même de quinze cents. Les archontes les tiraient au sort chaque année ; puis, une fois désignés, les héliastes devaient, avec les plus terribles imprécations contre eux-mêmes et leurs familles, jurer de juger suivant les lois et les décrets du peuple, de ne jamais se prononcer en faveur de l'oligarchie et de la tyrannie, de s'opposer aux décrets tendant à détruire le régime populaire ou à introduire le partage des terres et maisons, de ne pas recevoir de présents, d'être impartiaux, de se prononcer seulement sur les points précis du débat. Enfin ils affirmaient, qu'ils avaient trente ans accomplis \ L'Héliée connaissait de tous les crimes intéressant l'État et la religion, recevait les comptes rendus des magistrats sortant de charge et jugeait les orateurs, qui avaient surpris au peuple des décrets illégaux \ Quand il s'agissait d'affaires publiques, les Héliastes prononçaient souverainement et même