‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 358 sur 525 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

dicographie ou logographie, où l'on composait des plaidoyers pour les plaideurs à court d'éloquence. Démosthène luimême débuta par être un logographe '.

Après la clôture des débats, le président recueillait les voir des juges. Oh vota d'abord avec des fragments de poterie, puis avec des bulletins en airain, ensuite avec des fèves noires et blanches, que l'on déposait dans deux urnes ; Tune pour la condamnation; l'autre pour l'acquittement*. Le scrutin était secret.

Si la peine n'était pas fixée par la loi, l'accusateur en demandait une, que le tribunal pouvait, à son gré, réduire ou aggraver3. — L'exécution des sentences était surveillée par les onze, c'est-à-dire par dix magistrats désignés par les dix tribus et qui s'adjoignaient un secrétaire4.

Certes, il n'y a rien de barbare dans toute cette procédure savante, dont je n'ai pu indiquer que les principaux traits; mais pourtant la primitive grossièreté subsistait encore en partie, puisqu'on n'avait renoncé ni au jugement de Dieu, nia la torture. En effet l'accusé pouvait se disculper en offrant de prendre avec la main un fer rouge ou de traverser les flammes, elc.5. Enfin les esclaves appelés à témoigner n'étaient crus qu'après avoir subi la question : ordinairement les verges et la roue, quelquefois la flagellation ou les briques brûlantes6. Les citoyens étaient en général exempts de la torture ; pourtant on la proposa pour Phocion,et Aristogiton la subit7. — L'accusé avait le droit d'offrir lui-même ses esclaves à la question, et, de son côté, l'accusateur pouvait

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