‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 357 sur 525 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

était noté d'infamie. L'accusé pouvait aussi être appréhendé et amené de force devant le tribunal1. — Dans une action publique, le demandeur, en cas de désistement, payait une amende de 1,000 drachmes et, s'il n'obtenait pas la majorité des suffrages, il perdait le droit de poursuivre à l'avenir une réclamation en son nom '. — On donnait citation aux parties 3. Les pièces et les citations étaient apportées devant le tribunal dans une boite scellée. Les témoins prêtaient serment, et qui refusait de témoigner payait une amende de 1,000 drachmes. Enfin les témoignages devaient être écrits d'avance4.

Le rôle du magistrat qui avait reçu la plainte se bornait à surveiller les interrogatoires et les interpellations qu'échangeaient les parties5 ; il ne dirigeait en rien les débats.

Solon voulut qu'en justice tout citoyen se défendît luimême °; mais, dans les causes publiques, le peuple désignait un orateur pour soutenir l'accusation7. La durée des plaidoiries était limitée par l'eau du clepsydre, accordée en plus ou moins grande quantité et ordinairement divisée en trois parties égales, l'une pour l'accusateur, l'autre pour l'accusé et la troisième pour les juges8. — Malgré l'interdiction de Solon, les parties finirent par se faire remplacer par des gens faisant fonction ou métier d'avocat. Le plaideur disait d'abord quelques mots, puis demandait au tribunal l'autorisation de laisser parler à sa place un ami officieux9. Enfin les femmes, les enfants, les infirmes, etc., ne pouvaient plaider eux-mêmes. Il finit donc par se créer des bureaux de

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