VI. — LA PÉNALITÉ A ATHÈNES
Les peines, en matière criminelle, étaient la mort, l'emprisonnement, l'exil, la confiscation des biens, la marque, l'expiation, le carcan ou cangue, les entraves, la roue, l'esclavage, enfin Vatimie.
La peine capitale s'infligeait ordinairement dans la prison, quelquefois avec accompagnement de torture, mais le plus souvent par la ciguë, c'est-à-dire par un procédé qu'on peut appeler humanitaire, si l'on songe aux raffinements de cruauté, ordinairement en usage dans les sociétés barbares. Les cadavres des grands criminels étaient ou jetés dans le Barathron ou l'Orygma ou transportés hors du territoire de l'Attique et exposés sans sépulture9. La décapitation semble avoir été réservée aux militaires. On tuait les gens de guerre avec le glaive, avec leur arme même, comme on