‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 361 sur 525 · Schœmann, Antiq. grecque · texte numérisé non relu

Schœmann, Antiq. grecque

les fusille chez nous. La mort par la corde était réputée h plus ignominieuse de toutes. Exceptionnellement on infligeait des supplices plus cruels, survivances probables des premiers âges : leupufivbç, ou roche tarpéienne des Grecs, le bûcher, la lapidation, la noyade en mer, enfin la mort soœ le bâton, ou sur la croix en forme de tau (t) et le Barathro* (fiipaOpov), gouffre infect, dont l'orifice et le fond étaient hérissés de pointes aiguës1.

On prononçait solennellement la sentence de mort contre le meurtrier inconnu ou contre les instruments matériels du crime, qui ensuite étaient transportés hors du pays. On traitait de même les objets qui avaient accidentellement causé la mort d'un homme. Les animaux, coupables du même crime, subissaient le talion, et leurs cadavres étaient jetés hors de l'Attique '. Autant de pratiques archaïques, conservées dans le droit pénal, qui, en tout pays, se modifie très lentement.

L'emprisonnement jouait un rôle secondaire dans la pénalité athénienne. Pas de prison préventive, si ce n'est pour les crimes publics. L'accusé avait toujours la liberté de s'enfuir avant sa condamnation. L'incarcération (Sea/xoç) pouvait s'infliger temporairement, comme peine directe, ou indéfiniment, comme peine indirecte, par exemple si le condamné était incapable de payer une amende. Quand il s'agissait de malfaiteurs de la dernière classe, on ajoutait à la prison le carcan, les entraves, la roue, sur laquelle on fustigeait les esclaves fugitifs ou voleurs.

La marque (atry^ara) était réservée aux fugitifs et aux déserteurs. On condamnait aussi â l'exposition au poteau, lequel portait en grosses lettres l'indication du crime

commis3,

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