‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 371 sur 525 · II. — l'homicide · texte numérisé non relu

II. — l'homicide

Dans toutes les sociétés barbares, où règne la loi du talion familial, la communauté, le peuple, ou son chef ne s'occupent guère de réprimer l'homicide; le meurtre est une simple affaire privée. Tout au plus les anciens ou les chefs s'efforcentils de réglementer le droit de vengeance. Il doit en avoir été de même dans la Rome primitive, où l'on semble avoir légalement puni seulement le parricide, c'est-à-dire le meurtre soit des parents, soit plutôt des patres, des patriciens3. Enfin le meurtre commis dans le sein même d'une famille (familia) relevait uniquement de la justice du pater familial .

Dès l'époque des rois, les Romains distinguèrent entre le meurtre volontaire et le meurtre par imprudence, ce qui indique déjà une évolution progressive du droit. Les lois de Numa ordonnent en effet au meurtrier involontaire de rache-

1. Comtit. d'Honorius et Théodose (cité par Du Boys, loc. cit., 413).

Page 1