‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 372 sur 525 · Plutarque, Romultu, XXIV · texte numérisé non relu

Plutarque, Romultu, XXIV

ter sa faule et de se garantir de la poursuite des parents, en offrant aux dieux un bélier, à titre de rançon *.

La promulgation de la Loi des Douze Tables consacra une révolution dans le droit protohistorique de Rome ; puisque les nouvelles lois abolirent le droit de vengeance : c Vêtant XII iahulae privis hominibus irrogari*. i Ces lois des Douze Tables fondèrent vraiment la justice criminelle ; car elles ne font aucune acception de personnes et s'appliquaient également aux patriciens et aux plébéiens3. En même temps, le droit d'envoyer arbitrairement, indictâ causa, un Romain à la mort fut ôté aux rois et aux duumvirs. La loi des Douze Tables admet pourtant encore les compositions pécuniaires; mais pour les fixer, elle ne s'en remet plus à la convenance des parties intéressées et détermine, une fois pour toutes, le prix de la vie humaine : 300 as pour un homme libre ; 150 seulement pour un esclave. Exactement comme chez les Arabes, la valeur de l'esclave est évaluée à la moitié de celle d'un homme libre. Quelle était la valeur relative de l'argent dans la Rome de Servius ? Nous ne le pouvons guère savoir ; mais, absolument parlant, le taux de la vie humaine ne paraît guère élevé : 30 francs (300 as) pour un homme libre ; 45 francs (150 as) pour un esclave. Au cours des siècles, ce prix grandit beaucoup : ainsi les Institutes font payer, pour un homme libre tué par accident, 50 pièces d'or *■

Le meurtre volontaire fut naturellement puni, dans l'ancienne Rome, de la peine capitale : vie pour vie. On fit ensuite d'autres distinctions, par exemple entre l'assassinat par le poignard, sica, dont le port était prohibé, comme l'est encore, dans l'Italie actuelle, celui de certaines armes

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