‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 402 sur 525 · S. Maine, loc. cit · texte numérisé non relu

S. Maine, loc. cit

par les préteurs. On abusa souvent de cette facilité, et, dans le seul but de se distinguer, des jeunes gens demandaient au préteur l'autorisation de dénoncer, qui ne s'accordait pourtant ni aux femmes, ni aux pupilles, ni aux soldats, ni s'il s'agissait d'accuser des magistrats ou des absents pour le service de la République *. Les jugements publics se rendaient au Forum ou au Champ de Mars ; les jugements particuliers, dans le Forum, devant un tribunal, dans les basiliques ou dans le lieu même ou le peuple était assemblé (De piano)9. — Sur le Forum, un magistrat, consul, tribun, etc., dénonçait l'accusation et sommait le prévenu de comparaître à jour dit : les Douze Tables permettaient au demandeur de saisir et traîner au tribunal le prévenu récalcitrant; mais alors ce dernier avait le droit de repousser la force par la force3. D'autre part, on n'était pas autorisé à tirer violemment le prévenu de sa maison. S'y tenait-il enfermé? On se bornait à afficher, trois fois de suite, sur sa porte l'ordonnance du préteur; puis, s'il s'agissait d'une dette, les magistrats pouvaient ordonner la saisie et la vente des biens au profit des créanciers \ — L'accusateur prêtait serment et, en cas de calomnie, était marqué au front de la lettre K (Kalumnia) 5. — Tant que les curies et centuries rendirent directement la justice, l'accusé, jusqu'au vote de la dernière curie ou centurie, restait libre de s'exiler, de sortir ouvertement de la ville0. — Quand il y eut des juges désignés, les parties avaient le droit d'en récuser un certain nombre7. — Si la sentence était capitale, l'exécution suivait immédiatement, selon l'uni-

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