‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 447 sur 525 · Lex Thuringorum (Angli et Wcrini), til. I, l-l · texte numérisé non relu

Lex Thuringorum (Angli et Wcrini), til. I, l-l

Une fois implantés en conquérants dans les provinces arrachées à l'Empire romain, sous des monarques qui se prenaient au sérieux etcopiaient gauchement leur devanciers, les Germains modifièrent leurs lois. Chez les Lombards, on décida que la vengeance exercée après acceptation de la composition, entraînerait une double indemnité1. Chez les Goths, Théodoric exempta de toute composition le meurtre commis dans un cas de légitime défense*. Le Code des Wisigoths donne de la loi une définition pompeuse, que Ton n'aurait sûrement pas formulée dans les forêts de la Germanie, et qui doit être l'œuvre de quelque légiste romain : c La loi est l'émule de la divinité, le soutien de la religion, la source des mœurs, l'artisan du droit ; elle trouve et crée les bonnes coutumes ; elle est le gouvernail de la cité, le héraut de la justice, la maîtresse de la vie, l'âme de tout le corps populaire 3. f

Telle était la législation spécialement germanique, relative

au meurtre. Nous la retrouvons avec quelques changements

dans les pays Scandinaves, qui, n'ayant pas été modifiés par

le contact avec les populations de l'Empire romain, ont

mieux et plus longtemps conservé les vieilles lois et coutumes

de la Germanie. Chez les anciens Islandais, tuer un homme

et le déclarer hautement, c'était avoir commis un meurtre

simple ; mais on devenait un assassin, quand on essayait de

dissimuler, de cacher le crime commis*. Le meurtre sournois

avec recel du corps ou incendie, etc., était tenu pour un

attentat des plus graves ; il entraînait la proscription avec

mise à prix de la tête du proscrit. Qui rapportait cette tête

maudite recevait 3 marks de récompense et même, pour

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