Wake, loc. cit
obtenir sa grâce, il suffisait à un proscrit d'en tuer tà autres *.
En Scandinavie, nous trouvons des lois analogues à cefe de l'Islande. Le meurtre simple doit être déclaré hautai par son auteur, le jour même, dans l'habitation la pte voisine; sinon, il devient un assassinat*. Les vieilles bis suédoises se bornent encore à réglementer la vengeance,* rendre la composition obligatoire, à en fixer le taux, i lai donner le caractère d'une amende en la partageant entrai partie intéressée, ordinairement pour deux tiers, et le roi, le canton ou la centaine pour un tiers. S'il y a doute, le jin décide; le roi fait exécuter la loi3. Si le meurtrier est pris en flagrant délit ou dans les vingt-quatre heures, h k reconnaît encore le droit de talion : vie pour vie. Mais, ipfès vingt-quatre heures, toute voie de fait doit cesser. Si Tantear du meurtre est inconnu, c'est la centaine qui est responsabk et paye l'amende*. — Le prix du sang est dû par toule h famille du meurtrier à toute la famille de la victime9.
Mais ces lois et règlements ne concernent que le meurtë d'un homme libre par un autre, tous deux d'égale condition- Chez tous les peuples germains, la peine variait avec la position sociale. Le meurtre d'un noble coûtait toujours beaucoup plus cher que celui d'un plébéien. La loi des Saxons en fa le prix à une somme considérable : 1 ,940 sous6. En Norvège le noble valait six fois plus que l'affranchi \ Les Saxons, qm évaluaient si haut la vie de leurs nobles, ne faisaient pajtf que 36 sous le meurtre d'un esclave et encore suffisait-il da
t. Dareste, loc. cit., 352, 354.