‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 467 sur 525 · Ibid.y IX · texte numérisé non relu

Ibid.y IX

même, 30 sous *. Pour injures dites, pour coups portés au clergé inférieur, aux sous-diacres, etc., double composition1; triple composition, s'il s'agit d'un curé ou d'un diacre. Pour meurtre d'un curé, 300 sous d'or3, dit la Loi bavaroise. Celle des Alamans se contente de tripler la composition pour meurtre d'un évoque*. Enfin l'Église imposait le repos dominical et, pour avoir labouré le dimanche, on perdait le bœuf de droite de la charrue attelée5.

Toutes ces lois de privilège édictées par les puissants, à leur profit et pour sauvegarder ou consolider leur autorité, n'ont, pour nous, rien d'original. Sous une forme ou sous une autre, on les retrouve dans tous les pays, où s'établit la monarchie barbare et où un clergé organisé fait corps avec ceux qui disposent de la force, avec le bras séculier. Les Germains avaient cependant stigmatisé et puni quelques autres fautes publiques, en édictant des lois de solidarité, qui étaient sans doute des survivances d'anciennes coutumes. Nous en avons rencontré d'analogues, mais beaucoup plus nombreuses, chez diverses populations barbares, notamment chez les Kabyles, dont le niveau moral est d'ailleurs beaucoup plus élevé que ne l'était celui des Germains. La Loi des Alamans décrète, que, pour avoir abandonné dans un combat un camarade, qui n'a pas lâché pied, on lui payera 80 sous*. La Loi des Burgundes condamne à 3 sous d'amende quiconque aura refusé à un hôte le toit et le feu. Elle se hâte d'ajouter, que, si l'hôte repoussé est un convive du roi, l'amende sera de 4 sous7. Mais ces lois humaines sont rares et au total les

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