V 1 1 1 . — DE LA PÉNALITÉ
Le trait dominant de la pénalité germanique, c'est la généralisation, l'extension jusqu'à l'abus, de la composition, du rachat des crimes et délits. Ce prix de rachat s'appelle le wehrgeld, littéralement le prix de la chose défendue. Comme nous l'avons vu, le wehrgeld tenait lieu de la plupart à& autres peines, du moins dans la Germanie primitive. Quand le pouvoir monarchique étouffa les vieilles libertés germaniques, l'amende royale s'ajouta au wehrgeld. Le coupable dut alors payer à la partie lésée la composition, la faida, et en outre au prince le fredum, traduction latine du mot allemand fried, paix. Le fredum, le fred, était l'amende encourue pour avoir troublé la paix, que le souverain s'était engagé à maintenir : la paix du roi. Primitivement la composition s'évaluait en tètes de bétail. La Loi salique et toutes les autres adoptèrent la monnaie romaine, le solidus, le sou d'or (14 francs 40 centimes)3. Le fredum était perçu par des agents du fisc.