‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 474 sur 525 · Darcstc, loc. cil · texte numérisé non relu

Darcstc, loc. cil

En Scandinavie où les vieilles mœurs se conservèrent plus longtemps, la composition n'était pas admise pour certains crimes. Pour les crimes atroces, surtout pour les crimes commis dans les assemblées religieuses, le coupable était mis hors la loi, banni, et n'avait plus qu'à regagner la forêt, pour y vivre à la manière des bêtes. Ce bannissement était solennellement proclamé devant le ting et il était rigoureusement interdit de donner au banni la moindre assistance1. — Les lois danoises conservèrent longtemps, comme pénalités, l'esclavage et la marque au fer rouge*. Cette dernière peine ne fut même abolie que par Yaldemar II (1202-1341).

Dans les contestations douteuses, quand, par exemple, un homme en accusait hautement un autre sans apporter aucune preuve à l'appui de son dire, l'accusé pouvait réclamer le combat, cum tracta spadâ*. Comme nous le verrons, cette coutume de duel judiciaire se généralisa beaucoup durant le moyen âge, mais son origine remonte sûrement à la période préromaine. Nous avons vu qu'elle était commune chez les Slaves ; nous l'avons aussi rencontrée, à l'état symbolique, clans la Rome ancienne. Enfin la réglementation, les formalités du combat judiciaire chez les Germains suffiraient, seules, à attester une antiquité fort lointaine. Chez les Mamans, quand le combat judiciaire se livrait à propos d'une erre contestée, la procédure rappelait beaucoup la vindicatio romaine. On apportait sur le lieu même du combat de la terre prise sur le champ contesté : on étalait cette terre et on y fichait des rameaux figurant des arbres. Les combattants touchaient cette terre de leurs épées, prenaient Dieu à témoin de leur bon droit, puis croisaient le fer et le vainqueur devenait propriétaire légal du terrain en litige; quant

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