CARACTÈRES DE LA LITTÉRATURE ARABE
mais elle ne manque ni de spontanéité, ni de sincérité. Sous le jougtle rislam et des khalifes, nous voyons cette poésie perdre tout ce qui lui donnait quelque valeur, devenir servile, vide, verser dans la préciosité, la subtilité, compliquer sa prosodie, jouer avec les mots, mais pour ne rien dire. La place m'a manqué dans ce chapitre pour citer des spécimens assez nombreux de cette poésie décadente ; mais nous la retrouverons en Perse.