‹ L'évolution littéraire dans les diverses races humainesChapitre 81 sur 209 · I. — Les oriyùies de l'Egypte ancienne · texte numérisé non relu

I. — Les oriyùies de l'Egypte ancienne

Au début de ce livre, j'ai divisé le genre humain en trois grands groupes, en trois grands types plutôt : Thomme noir, lliomme jaune, Thomnie blanc. Or, nous avons étudié la littérature des races noires et celle des races jaunes; il nous reste à examiner celle des races blanches, de beaucoup la plus riche, la plus variée, la plus développée et qui nous occupera pendant le reste de cet ouvrage.

Mais, au début de cette troisième partie de notre investigation, nous nous trouvons en présence du premier peuple, qui, sur notre globe, ait créé une civilisation relativement avancée, c est-à-dire de TEgypte antique, et peut-être s étonnera-t-oii que j'en classe la population parmi les rac€S blanches. En réalité, la race égyptienne était métisse, mais, si Ton recherche sans parti pris quelles sont les origines ethniques du peuple égyptien, si Ton se débarrasse surtout du préjugé enraciné, qui fait assigner à toutes les races supérieures une origine asiatique, on est fondé à croire que les premiers colons de TEgypte inférieure sont venus non pas de TOrient, mais de rOccident ; qu'ils appartenaient à cette grande race berbère, répandue jadis dans l'Afrique septentrionale, dans l'Europe méridionale, sur une grande partie du littoral méditerranéen, et dont le spécimen le plus primitif, celui des Guanchcs, s'était conservé hitact aux îles Canaries jusqu'au commencement du xvi'' siècle.

DE l'eSTHÉTIQLE LITTÉRAIRE EX EGYPTE. 225

Dans un précédent ouvrage, en traitant des religions, j'ai signalé des similitudes infiniment curieuses entre les coutumes religieuses des Guanches et celles des Egyptiens. C'était d'ailleurs de l'Occident, que les traditions égyptiennes faisaient venir les londateurs du royaume des Pharaons. Or, ces Berbères anciens étaient de race blanche, comme l'ont été les Lybiens, leurs descendants, comme le sont encore les Touareg du Sahara et les Kabyles, épigones de la même grande race.

Mais, d'autre part, les monuments graphiques et plastiques de Taiicienne Egypte représentent des types qui ne sont pas fi-aiichement caucasiques. C'est que, dans la vallée du Nil, les immigrants berbères se croisèrent avec une race négroïde, la race nubienne, et qu'il y eut, entre les deux types un échange de caractères physiques. Il en résulta une race mélangée, la race égyptienne, qui eut des siècles nombreux pour se fixer avant l'intrusion conquérante des Sémites dans la vallée du Nil.

Cette race égj'ptienue, métisse, mais se rattachant aux races blanches par la majorité de ses caractères physiques et psychiques, ne saurait être confondue avec les races noires de l'Afrique, même avec les races noires supérieures, qui peuvent lui devoir aujourd'hui leur supériorité relative; enfin, c'est elle qui a créé le premier grand foyer civilisateur du monde antique. C'est donc par l'Egypte, qu'il nous faut logiquement commencer notre étude des littératures chez les raœs blanches.

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