‹ L'évolution mentale chez l'homme [microforme]Chapitre 30 sur 67 · D EE · texte numérisé non relu

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Par jugements réceptuels, j'entends désigner l’ordre d’idéation exprimé par M. Mivart dans le terme : « Inférences pratiques des animaux », dont nous avons déjà vu des exemples au ch.

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\ Par jugements préconceptuels, j'entends ces actes de jugement virtuel ou rudimentaire qui sont exécutés par les enfants, posté. rieurement aux «inférences pratiques » qu'ils partagent avec les animaux, mais antérieurement à l'avènement de la réflexion consciente de soi. Ces jugements pré conceptuels peuvent sex. primer par des gestes ou par des classifications connotatives, ou par tous deux ensemble. J'en ai déjà donné quelques exemples dans le présent chapitre ; d'autres et de meilleurs seront donné aux chapitres suivants.

Par jugements conceptuels, j'entends les jugements pleins el complets au sens ordinaire du mot.

Le jugement réceptuel donc a affaire aux récepts, le pri conceptuel aux préconcepts, et le jugement véritable aux véri tables concepts. Ou, en d’autres termes, la connaissance réceptuelle conduit au jugement réceptuel (par exemple, quan l'oiseau de mer plonge dans l'eau, mais se pose sur terre): la com naissance préconceptuelle conduit au jugement préconceph

dans l'énonciation de celle-ci (par exemple, quand l'enfant, af

étendant le nom du chien à l’image d'un chien, affirme virtul lement, bien qu'il ne la concoive pas, la ressemblance qu percoit); et enfin la connaissance conceptuelle conduit à jugement conceptuel, ou véritable, dans l’énonciation de cel connaissance connue en tant que connaissance (comme M exemple, quand en vertu de ses facultés de pensée réfléchi l'homme non seulement énonce une vérité, mais l'énonce en til que vraie).

Jusqu'ici, je doute que mes adversaires puissent facileraentuf répondre. Ils peuvent naturellement protester contre une à plusieurs des distinctions sus-énoncées, mais, s’il en est ainshi eux de montrer pourquoi ils ont élevé des objections contre) théorie de l'évolution en se basant sur la pure psycholoé Je réponds à leurs objections sur leur propre terrain, et la sel manière dont ils puissent me répondre consiste à montrer (UE y a quelque chose d’erroné dans mon analyse psychologique

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peuvent s'y essayer et je ne crains rien à cet égard; toutes les distinctions que j'ai établies, je Les ai faites par égard pour les axigences de leur raisonnement. Bien que ces distinctions puissent paraître en quelque sorte trop nombreuses, je ne pense point qu'aucun psychologue compétent se plaigne qu'elles soient :op fines et ténues. À chacune d'elles correspond un domaine important dans l'idéation, et tous les territoires: ainsi délimités doivent être séparément nommés si l'on veut sérieusement étudier la prétendue différence de nature qui les sépare.

Dans ses essais sur la théorie évolutioniste, M. Mivart se plaint | assez souvent du dédain pour l'analyse psychologique qu’indique boute expression de l'opinion d'après laquelle entre un domaine d'idéation et un autre, il n'existe qu'une différence de degré. Mais, à coup sûr, cette plainte a mauvaise grâce à venir du écrivain qui fonde une opinion opposée sur une négligence précisément identique, c'est-à-dire sur le pur et simple énoncé de la plus importante et de la plus évidente des distinctions psychologiques, sans même essayer de l'analyser. C'est pourquoi, si dans ma propre tentative pour ce faire, j'ai péché par excès de détail, je ne l’ai fait que pour obéir à mon désir de rendre pleine justice aux parties adverses. Comme résultat, je prétends avoir montré que s'il est possible de suggérer l'existence d’une différence de nature entre deux quelconques des niveaux d'idéation qui ontété définis, cela n’est faisable que pour le u“ernier d’entre eux, pour la phase où l'avènement de la conscience de soi permet à l'esprit, non seulement de connaître, mais de connaître Qu'il connaît ; non seulement de recevoir la connaissance, mais aussi de la concevoir ; non seulement de connoter, mais aussi de dnommer ; non seulement d'énoncer une vérilé, mais encore d'énoncer cette vérité comme vraie, La question donc qui se pose devant nous est celle de la nature de la conscience de soi; il . savoir plus exactement si le trait caractéristique très Mportant que cet attrib ère à li ige ai doit être Ho Re ae et

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