MERS E LT LATE DUR
UX
s polaires, il n’y "a pas de glace, modérée. Depuis sens thermique x pour l'examen st presque indisidère lès antécé- » même, il peut, tations aussi midit, je m'étonne le fait. On pourice d’un rouage en prévision de les bains tièdes.
e basant sur des e l'usage du sens en des aliments.
ure des ‘diverses cales, modifient on dans la partie urs dù être utile if à la surface du ifférences. Le dés spéciales (grâce lus sensibles que ent aisément par par exemple, le 1es d’une peau si , sont néanmoins e !1 température, a peau du visage, ude à accoutumé udaine de la temuis l'invention de
> vue plus général : le froid, c'est la s les régions antarcli-
certainement donnent analogues, (Trad.)
LA SENSATION. 87 * mort. Il n'est donc pas étonnant que les animaux aient depuis * longtemps développé un sens qui les informe des changements de température survenant dans leur voisinage, et que ce sens se soit également développé sur toute la surface du corps... Aussitôt que : des créatures mobiles ont commencé à sentir, elles ont dû commencer à sentir la chaleur et le froid (1). » L'exaclitude de cette ‘ formule générale est évidente, et le pas qu'il faut franchir pour - passer du sens thermique, répandu sur l'organisme enticr, au . sens thermique spécialisé, localisé dans certaines terminaisons . consacrées exclusivement à ce sens, n’est pas difficile à franchir. . En outre, le pas entre ce dernier état et le développement d'un or- * gane visuel rudimentaire n’est point un pas considérable. Le dépôt : de pigment de couleur foncée, dans les parties particulièrement * exposées de la peau, doit avoir été utile aux animaux, en permettant (en vertu de l’absorption plus considérable de chaleur qui en » résulte) aux terminaisons nerveuses de ces régions d’être sensibles \ aux changements de température. Mais ce dépôt de pigment en de pareils endroits constitue une condition favorable au dévelop: pement d’un œil, ou d'un organe dont le sens thermique soit suffisamment développé pour lui permettre de distinguer la lumière de l'obscurité. Comme le remarque éloquemment le pro: fesseur Haeckel, « les nerfs ordinaires de la peau qui arrivent à res cellules pigmentées foncées du tégument ont déjà fait les “premiers pas de cette ascension merveilleuse, au bout de laquelle “ils atteignent le plus haut développement des nerfs de sensation, et deviennent les nerfs optiques ».
“ Venons-en maintenant au sens de la couleur. D’après les expériences déjà citées d’Engelmann, il semble qu’un sens des couleurs se rencontre dans l'échelle zoologique, déjà chez les organismes à inicellulaires et protoplasmiques, puisque certains d'entre eux ont une préférence marquée pour certaines régions du spectre. Mais il n'y a pas, chez ces organismes, d'organes de sens spéciaux, Mhi probablement de début de conscience : je ne crois donc pas ue l'on puisse établir d’analogie nette entre ces faits et ceux où ke manifeste une véritable sensation de couleur. Ce n’est que chez des crustacés que nous commençons à rencontrer la preuve de Les sensation de ce genre. Ici, les expériences directes de sir Sohn Lubbock établissent que la Daphnia pulex préfère certains
Res
ÉTRERS
… (1) Colour Sense, p. 13, :
rayons du spectre à d’autres (1), que le Mysis chameleo change de couleur pour adopter celle de la surface sur laquelle il vit, à moins qu'il n'ait été aveuglé ou mis hors d’éta!, de quelque façon que ce soit, de voir cette même surface. Des faits analogues s’observent chez les céphalopodes (l'oc{opus, par exemple), les batraciens (la grenouille), les reptiles {le caméléon), les poissons (le flounder). Dans tous les cas, si l'animal est aveuglé, ces effets ne se produisent plus. Pouchet a vu que, chez les pleuronectidés, le mécanisme qui produit ces changements de couleur, ce mimétisme, est bilatéral; de sorte que si un œil seulement de l'animal en expérience est excité par la lumière colorée, un côté seulement de l’animal change de couleur. M. Frédéricq a ensuite trouvé qu’il en est de même pour l’octopus; de mon côté, en collaboration avec MM. Burdon-Sanderson, Cossar Ewart et W. D. Scott, j'ai confirmé les résultats de M. Frédéricq par nombre d'expériences : l'excitation d'un œil seul, au moyen de la lumière, provoque une éntensification immédiate de la couleur de tout le même côté du corps jusqu’à la ligne médiane, sans que celle du côté opposé change le moins du monde.
Je rappellerai encore, à l’appui de l’existence d’un sens de la couleur bien développé chez les articulés, les expériences de sir John Lubbock sur les hyménoptères, mais comme elles ont été déjà publiées dans la collection de la bibliothèque scientifique internationale (fourmis, À beilles et Guëpes, de sir John Lubbock, et /ntelligence des animaux, par Romanes), je ne les décrirai pas ici à nouveau, je me bornerai à remarquer que, sans aucun doute raisonnable, c’est à l'existence de ce sens chez les insectes que nous devons la beauté des couleurs des fleurs et des insectes à la fois. Comme nouvelle preuve de l'existence de ce sens chez les poissons, je citerai les précautions méticuleuses avec lesquelles les pêcheurs à la ligne préparent leurs mouches, choisissant telle ou telle combinaison de couleurs selon la localité, l'heure du jour, etc., et qui montrent que les personnes au courant de: mœurs de la truite, du saumon, et des autres poissons d’eau douce considèrent l'existence du sens des couleurs comme ut axiome. Au sujet des poissons de mer, en général, nous avons
(1) Journ. Linn. Society, 1881. Ces observations out été criliquées pur Mi rejkowsky (Comptes rendus, t, XCOIII, p. 160, 161), mais ses critiques ne tienner pas devaul les expériences récemment publiées par sir John Lubbock (Jour Linn, Society, 1883).
UX
hameleo change aquelle il vit, à e quelque façon analogues s’obnple), les batrales poissons (le vlé, ces effets ne leuronectidés, le uleur, ce miméent de l'animal >, un côté seuledéricq a ensuite de mon côté, en Cossar Ewart el édéricq par nomau moyen de la > de la couleur de édiane, sans que
e d’un sens de là expériences de sir me elles ont été hèque scientifique sir John Lubbock, ne les décrirai pas , Sans aucun doute z les insectes que et des insectes à la e ce sens chez les ses avec lesquelle:
38, choisissant telle ocalité, l'heure du es au courant de:
res poissons d’eau Duleurs comme ui néral, nous avoni
élé critiquées par Mi ses critiques ne tienne John Lubbock (Jour
{ pour nous l'opinion très compétenie du professeur Moseley, d'a-
près lequel la majorité des couleurs des animaux de mer ont été acquises soit pour se protéger, soil pour induire la proie en erreur, et qu’elles sont particulièrement rapportées à l'œil des poissons et aussi des crustacés (1).
Incontestablement, le sens des couleurs existe chez les oiseaux; la preuve la plus générale s’en trouve dans la coloration plus ou
* moins intense des fruits dont ils se nourrissent, car, de même que
les fleurs à couleurs vives sont précisément celles qui dépendent des insectes en ce qui concerne la fécondation, de même les fruits
! à couleurs tranchées sont ceux qui ont besoin d'être mangés par * les oiseaux ou les mammifères pour que leurs graines soient dis- : séminées. En outre, j'ai déjà signalé le fait que nulle part, dans le règne animal, le mimétisme n’atteint la perfection qu'il atteint
dans les cas où ce mimétisme doit fournir protection contre les oiseaux. Enfin, les couleurs des oiseaux eux-mêmes, et le plaisir
* que certaines espèces prennent à décorer leurs nids, constituent
de nouvelles preuves à l'appui du développement considérable
qu'a pris le sens des couleurs dans cette classe d'animaux. l'outes les remarques que je viens de faire à propos des oiseaux
s'appliquent également, bien qu’à un moindre degré, à la classe
“ des mammifères. Ici, force nous est de dire quelques mots de la
théorie formulée par M. Gladstone et M. Magnus, d'après laquelle le sens des couleurs aurait subi chez l’homme un perfectionnement considérable pendant les vingt derniers siècles, et d’après
© laquelle l'humanité n'aurait été capable, avant ce laps de temps, de percevoir les couleurs que d’une extrémité seulement du spec- + tre solaire, telles que le rouge, l'orange, le jaune, sans apercevoir Je vert, le bleu, le violet. Haeckel est en faveur de cette théorie,
mais elle me paraît peu vraisemblable, pour les raisons suivantes.
Tout d’abord, la théorie ne repose que sur le terrain de l’étymologie, terrain fort instable dans une question de ce genre. L'absence, dans une langue, des mots indiquant les couleurs particulières, est, tout au plus, une preuve négative que les hommes parlant celte langue étaient aveugles pour les couleurs; mais l'absence de ces mots peut être tout aussi bien due à l'imperfection de la langue qu’à l'imperfection du sens visuel. Ainsi, le professeur Blackie nous apprend que les Highlanders qualifient
(1) Quari. Journ, of micr, Science, nouvelle série, vol. XVII, p. 19-22,
le ciel et le gazon de gorm; pourtant, ils distinguent très bien le bleu du vert. En outre, il est a priori improbable, d’après les principes généraux mêmes de l'évolution, qu'un changement considérable ait pu s'effectuer dans l’appareil visuel de l’homme dans un intervalle aussi court que le voudrait la théorie de MM. Gladstone et Magnus, surtout lorsqu'on tient compte de ce fait que certains mammifères, oiseaux et même quelques invertébrés, distinguent sans aucun doute les couleurs de l'extrémité supérieure aussi bien que celles de l'extrémité inférieure du spectre. Enfin, M. Grant Allen s’est donné la peine de rechercher, au moyen d’un questionnaire adressé à des Européens civilisés vivant dans toutes les parties du monde, si quelqu'une des races sauvages actuellement existantes manifeste quelque incapacité à distinguer les couleurs du spectre ; les réponses reçues ont élé uniformément négatives (1). Je pense donc que nous pouvons regarder la théorie de MM. Gladstone et Magnus comme contraire à tous les faits connus et méritant considération, et, par suite, l’'abandonner. En concluant ainsi, je n’entends pas contester la probabilité, et même la presque certitude d'un développement progressif de la faculté de distinguer des nuances délicates, à mesure que la civilisation avance et que les beaux-arts se développent ; il est même probable que le sens des couleurs peut rendre des services à un état de sentiment esthétique de plus en plus développé, et contribuer à le développer. C’est ici, je crois. la véritable explication à donner des faits cités par Haeckel, à l'appui de la théorie que nous venons d'abandonner, savoir « qu'aujourd'hui nous voyons chez les races sauvages exislantes un état brut à l'égard du sens des couleurs... Nos enfants aussi, comme les sauvages, aiment le rapprochement de couleurs éclatantes qui nous choquent; le dernier résultat de l'éducation esthétique à été de nous rendre sensibles à l'harmonie des teintes douces »,
Le professeur Preyer a publié, il y a un ou deux ans, unc théorie fort intéressante concernant l’origine et le développement du sens des couleurs : comme elle n’a pas été, que je sache, analysée dans une publication anglaise quelconque, j'en citerai ici les points principaux. D'après cette théorie, le sens des couleurs n'est autre chose que le sens de la température spécialement el
(1) Colour Sense, chap, x.
KR l'effet
qui ar
“de sen:
de ton “éveille “veillen “froid e “plus 0 Une tar
É thermi
“de l’a
irouve nerveu
Les
de la t
! froidi1
"l'actio ; la visi
peau, @ altéré 4 précia “recon
temps Cleurs à logie sait Ésur fl “inver d suite Le ( « froid
L'refr A
IA APN RSS
UX
ent très bien le le, d’après les n changement el de l’homme la théorie de
L compte de ce quelques inverde l’extrémité inférieure du
e de rechercher, opéens civilisés qu’une des races ue incapacité à reçues ont él nous pouvons omme contraire , et, par suite, pas contester la développement ces délicates, à ux-arts se déves couleurs peut tique de plus en est ici, je crois, s par Haeckel, à ndonner, savoir sauvages exisleurs... Nos enpprochement de nier résultat de les à l'harmonie
deux ans, une > développement 1e je sache, anaj'en citerai ici ens des couleurs spécialement el
“fortement développé. Pour appuyer sa théorie, Preyer compare “d’abord la sensibilité de la peau à la température à celle de la “rétine à la lumière, et montre que l’analogie de ces deux modes de sensibilité a déjà été remarquée par les artistes, qui parlent de tons froëds et de couleurs chaudes, « Les couleurs chaudes éveillent des sensations qui sont les antagonistes de celles qu'éveillent les couleurs froides, de même que les sensations de ‘ froid et de chaud, de la peau, sont antagonistes l’une de l’autre ;
PR
“de l’activité fonctionnelle dont le correspondant organique se 4 trouve dans l’organisation très élevée et délicate des terminaisons ! nerveuses de la rétine.
Les contrastes nous fournissent encore une analogie à l’appui 1 de la théorie dont il s’agit ici. Le doigt qui a été chauffé ou rei froidi reste quelque temps chauffé ou refroidi, après cessation de l’action des causes qui agissent sur sa température; du côté de la vision, nous remarquons, comme correspondant au phénomène
4 faisant suite aux sensations de couleur. En outre, tant que dure * l'effet provoqué par le refroidissement ou le rechauffement de la “peau, le sens thermique de la portion de peau en question est
% préciation de la température des objets qu’elle touche consiste à 1 reconnaître à celle-ci une valeur trop élevée ; c’est le contraire ‘qui arrive si la peau a été réchauffée, Ceci est considéré comme 4 étant l’analogue de l'apparition de couleurs chaudes dans l'œil lorsque celui-ci a été clos après avoir été exposé pendant long- : temps à des couleurs froides intenses, ou inversement, de cou- “leurs froides lorsque l'œil a regardé des couleurs chaudes. L’ana- “…logie continue quand on compare les contrastes simultanés. On sait bien que si une petite surface non colorée est entourée de surfaces de couleurs chaudes ou froides, la petite surface paraîtra inversement froide ou chaude, selon lc cas; Preyer a vu, à la suite de ses expériences, que si une portion de la peau est entoudr de surfaces froides ou chaudes, la petite surface paraîtra » froide, si les parties voisines sont chauffées; chaude, si elles sont « refroidies.
Après avoir montré que, dans son opinion, l'illumination est
pour le sens des couleurs ce que le contact est pour le sens de la température, et avoir fait remarquer plusieurs analogies secondaires que je ne puis mentionner ici, faute d'espace, Preyer fait une remarque importante pour sa théorie, savoir que les diffé. rentes parties de la peau ont une appréciation très variable de ce qu'il appelle le« point neutre», c'est-à-dire le degré de température auquel le corps n'éprouve de sensation ni de chaud ni de froid. Par suite, la rétine étant considérée simplement comme un or gane nerveux possédant un « point neutre » beaucoup plus élevi dans l'appréciation de la température (vibrations de l’éther) que ne l’est celui de n'importe quel organe nerveux de la peau, la cé. cité des couleurs s’explique si l’on suppose que la rétine des per. sonnes atteintes de cette affection a son point neutre au-dessu: ou au-dessous de la normale. « Un œil trop chaud doit être aveugle au jaune et au bleu, un œil trop froid doit l’être au rouge et au vert.»
La cécité des couleurs, complète, qui est une caractéristique physiologique de certains animaux nocturnes, trouve son correspondant dans un état pathologique, parfois observé chez l’homme, consistant en une absence totale du sens de la température sans altération du sens du toucher.
Enfir, on peut faire remarquer que la première condition de la validité d’une hypothèse physiologique quelconque est qu’elle doit s’accorder avec les faits morphologiques. Tel n'est pas le cas pour la théorie de Young et Helmholtz, qui rattache le sens de: couleurs au fonctionnement de trois éléments rétiniens, car il à été prouvé que le nombre des fibres du nerf optique, compti avant son entrée dans la rétine, est beaucoup moins considérable que celui des cônes et bâtonnets de la rétine.
A mon avis, la théorie de Preyer, dans ses principaux traits. semble probable, et est certainement plausible. Cepenaant je ne comprends pas tout à fait pourquoi, pour concorder ave la théorie. le « point neutre» des aveugles aux couleurs ne serait pas simpltment déplacé vers une autre partie du spectre : je ne vois pa bien clairement non plus comment on explique que les couleur chaudes sont celles de l’ordre le plus inférieur de vibrations el 4 non du plus élevé, ainsi que l’analogie nous conduirait à l'at: ** tendre, Mais, en somme, cette théorie a le mérite d’être probable a priori, si nous nous rappelons que, selon toute vraisemblance. le sens visuel est né par le perfectionnement progressif des ter-
AUX
our le sens de la analogies seconpace, Preyer fait oir que les diffé.
rès variable de ce é de température haud ni de froid.
t comme un of ucoup plus élevi ns de l’éther) que de la peau, la cé la rétine des perneutre au-dessus ) chaud doit être oit l’être au rougr
ractéristique phyve son COrresponé chez l’homme, température sans
ère condition de là onque est qu’elle Tel n'est pas le ca itache le sens de:
; rétiniens, car il à f optique, compli moins considérable
s principaux traits.
e. Cepenaant je nt rder avec la théorie. e serait pas simplte: je ne vois pa ne que les couleur ir de vibrations el
, conduirait à l'at: ‘ &
rite d’être probabl oute vraisemblance.
progressif des ter-
Æents devenant d’abord cartilagineux, Mouve encastré en dedans du crâne, et entouré de parois osseuses. : andis que sa structure subit les modifications anatomiques et Bstologiques nouvelles, le tympan, la chaîne des osselets, et Poreille externe se forment et complètent ainsi l'organe auditif,
| dricurement à leur ton orient servaient sans ‘doute aux “deux sens du toucher et de la température.
Cette remarque m'amène au dernier sujet que j'aie à traiter
dans le présent chapitre : je veux parler de l'ensemble des preuves “'ordre morphologique, que nous possédons actuellement, à l’ap- “pui de ce fait que tous les organes de sensibilité spéciale ont pour origine un perfectionnement spécial des nerfs du tégument géné- 4 al. Le résultat uniforme des recherches histologiques et embryo- “logiques est de montrer que tous les organes de sensibilité spé-
iale, en quelque animal qu'on les considère, et à quelque degré
“ie perfectionnement qu'ils existent chez l’animal adulte, se res- Semblent par ce fait fondamental que leurs surfaces réceptives “ont constituées par des cellules épithéliales plus ou moins modices qui faisaient originellement partie du tégument externe de 4 ‘animal. Ainsi, chez l'embryon des vertébrés, la membrane ol- “active se forme par invagination de la peau de la face : les cavités %'invagination se trouvent donc tapissées par la couche générale Mc cellules épidermiques. Le développement ultér'eur des parties Moisines de la face amène peu à peu cette couche de revêtement ® occuper la pos.‘ion qu’elle occupe dañs les fosses nasales. De À 1ème, les organes «” l’ouïe se montrent d’abord sous forme de À eux dépressions situées sur les parties latérales de la tête, quelue peu en arrière, et également tapissées par les cellules du
Égument général. Ces dépressions deviennent rapidement plus
Brofondes, de sorte que leur revêtement se sépare du tégument Hénéral dont il à primitivement fait partie.
La dépression devient ensuite un sac clos, et les tissus adjapuis osseux, Ce sac se
bout de quelque temps.
4 Pour l'œil, le premier indice de son développement consiste
dans le creusement d’une dépression analogue du tégumeni généfl, mais le revêtement de cette dépression n'est pas destiné, Somme dans les cas précédents, à devenir la surface de réception des impressions sensitives. Après être devenue considérablement
Plus profonde, elle subit diverses modifications qui amènent la
formation du cristallin, de la cornée, de l'humeur aqueuse, tandis que la rétine naît comme un prolongement du cerveau sous forme d’un sac posé sur une mince tige poussant pour ainsi dire vers le cristallin. Tout d’abord la surface antérieure de ce sac esl convexe, mais la partie postérieure est plus tard poussée dans la cavité du sac, et la surface antérieure devient fortement concave. Le sàc est, à ce moment, selon la description pittoresque du professeur Huxley, «comme un double bonnet de nuit, prêt pour la tête, mais la place que la tête occuperait est prise par l'humeur vitrée, la partie du bonnet de nuit qui entoure immédiatement cette place devient la rétine ». Ainsi les cônes et bâtonnets de la rétine ne se développent pas directement aux dépens des cellules épidermiques de l’enveloppe générale : mais comme le cerveau même résulte de l’invagination du feuillet épidermique, les cônes et les bâtonnets dérivent en dernière analyse des cellules épidermiques. Ou bien, pour citer encore le professeur Huxley, « les cônes et bâtonnets des yeux des vertébrés sont des cellules épidermiques modifiées, autant que les cônes cristallins des yeux de l'insecte ou du crustacé (1). Nous pouvons donc lk répéter avec Haeckel : « La conclusion générale est que, chez l'homme et les animaux, les organes des sens se forment essentiellement de la même façon ; ce sont des parties de l’enveloppe générale ou épiderme. L’enveloppe générale est l'organe sensitif général primitif. Peu à peu, les organes sensitifs supérieurs se délachent de celle-ci et se réfugient plus ou moins complètement dans les parties protectrices du corps. Néanmoins, chez beaucoup d'animaux (invertébrés), même maintenant, ces organcs se trouvent encore dans le tégument, tel est le cas chez les vers. par exemple. »
J'ai développé ce fait général parce qu’il est important non seulement pour la théorie de l’évolution, mais pour la phiiosophie de la sensation, de savoir par des sources historiques directes que tous les sens spéciaux sont des modifications du sens général du toucher.
(1) Science and Culture, p. 271.