PLAISIRS ET DOULEURS, MÉMOIRE, ASSOCIATION DES IDÉES
Dans mon diagramme, j'ai figuré es plaisirs et douleurs comme naissant à un niveau très rapproché de celui où naît la sensation. “ J'ai également laissé un court intervalle entre la sensation et l'origine de la perception, qui est rempli dans la colonne latérale 2 par la mémoire et les instincts primaires. C’est pourquoi, avant * de considérer la naissance de la perception hors de la sensation, ï je consacrerai un chapitre à l'étude des plaisirs et douleurs, de " la mémoire, et de l'association des idées.
Plaisirs et Douleurs.
Sur ce sujet, j'ai peu à ajouter à ce qu’en ont dit M. Herbert 4 Spencer et son disciple, M. Grant Allen (1). Les douleurs, comme 1 le montre M. H. Spencer, peuvent être dues au besoin d'action M (craving, littéralement : affané d'action), ou encore à un excès à d'action. Ces deux catégories correspondent très approximativement, mais non entièrement, à la division des douleurs en massives Æct aiguës, telle qu’elle a été formulée par M. Bain. On y retrouve | aussi les traces de la théorie de M. Hamilton et d’autres, d’après laquelle la douleur est due à une excitation intense. Mais il est important de remarquer que la formule de M. Spencer, en « re- #connaissant à un extrême la douleur positive d'actions excessives», reconnait aussi, « à l’autre extrème, les douleurs négatives de M'inaction , il s'ensuit que le plaisir accompagne les actions situées entre ces deux extrèmes ».
+ Au cours de son remarquable exposé de la question, M. Grant “Allen montre, par de nombreux exemples, que « les douleurs aiis, en tant que classe, naissent de l’action d’agents destructifs Avuisinants; les douleurs massives, de leur côté, viennent d’un
3 (1) Voir, dans Principles of Psychology et Physiological Æstheties, le chapitre W% Plaisirs et Douleurs ».
montre aussi que « les douleur: “ves, lorsqu'elles sont poussées à l'extrême, rentrent dant 4égorie des douleurs aiguës », de sorte que «les deux classes ont des limites indéfinies ; elles sont commodes comme distinction usuelle, mais elles ne représentent pas des divisions naturelles ». D'où il suit que les douleurs des deux catégories sont « les concomitants subjectifs d'une désorganisation ou d'une tendance à la désorganisation d’un (ou plusieurs) des tissus du corps, à condition que le tissu soit pourvu de nerfs cérébro-spinaux en relation normale avec le cerveau ». Renvoyant le lecteur au travail même de M. G. Allen pour les matières de détail et de critique, je me bornerai à dire que, à mon avis, il a montré avec plein succès que cette formule s'applique à tous les cas de douleur. Son opinion sur la physiologie du plaisir est, en substance, la même que l'opinion déjà citée de M. Spencer, mais elle est quelque peu plus étendue et précise. Cette opinion est que le plaisir est « le concomitant d’une quantité normale d'activité dans une portion, ou l'ensemble de l’organisme »; il s'y joint cette importante addition, « que les plus grands plaisirs sont ceux qui résültent de l'excitation des organes nerveux les plus considérables et dont l’activité est le plus intermittente », de sorte que la quantité de plaisir est « en raison directe du nombre des fibres nerveuses impliquées, et en raison inverse de la fréquence naturelle de l'excitation ». De là suit que nous voyons «en quoi le plaisir n’est pas exactement l’antithèse de la douleur, de même que leurs antécédents physiologiques ne sont pas non plus l’antithèse les uns des autres. Le plaisir massif peut rarement, ou jàmais, atteindre l’intensité de la douleur massive, parce que l'organisme peut descendre à n'importe quel degré de dépérissemen nutritif, ou d'épuisement, tandis que son fonctionnement effectil ne saurait s'élever beaucoup au-dessus de la moyenne. De même. tout organe nerveux ou plexus spécial peut subir n'importe quel degré de désorganisation violente ou de dépérissement, en donnant naissance à des douleurs aiguës ; mais il est rare que les organes puissent être si abondamment nourris et si longtemp: privés de leur excitant approprié, qu'ils puissent donner naissante à un plaisir très aigu ».
Quelle est la conclusion indiquée par ces généralisations ? La conclusion à tirer — et je ne pense pas que l’on puisse y oppose! une seule exception sérieuse — c'est que les douleurs sont le concomitants subjeclifs des changements organiques qui son
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nuisibles à l'organisme, tandis que les plaisirs sont les concomitants subjectifs des changements organiques salutaires à l'organisme, ou, ajoutons-le, à l'espèce. Plus on étudie cette doctrine, et plus elle paraît exacte. Il faut remarquer qu'il y a, en vertu même de ce qui vient d’être dit, non seulement une relation qualitative générale, mais une relation grossièrement quantitative entre la quantité de douleurs et le degré de nocivité, et que de même il existe une relation quantitative entre le degré du plaisir et le degré de salubrité (1) de l'excitation qui provoune le plaisir. Comme le fait remarquer M. G. Allen, « rien ne peut plus complètement nuire au fonctionnement d’un organisme que la perte d’une de ses parties constituantes ; nous voyons aussi que la perte d’une de ces parties provoque une douleur grossièrement proportionnée à la valeur de cette partie dans l’ensemble de l'or- 4 ganisme. Comparez, par exemple, la douleur respective qui ac- 4 compagne l’excision d'une jambe, d’un bras, d’un œil, d’un ongle, + d'un cheveu, d'un morceau de peau. » De même pour les plai- ® sirs. Les moins vifs d’entre eux sont ceux qui accompagnent les modes d'activité les moins importants pour la santé dr l’organisme (ou de l'espèce), tandis que les plus vifs sont ceux , ui accompagnent la satisfaction de la faim, de la soif, du besoin sexuel, 4 surtout si, comme le dit M. Allen, les besoins manifestés par ces 4 désirs ont été longtemps inassouvis, de sorte que l'organisme se trouve en danger d’affaiblissement ou de mort, ou en de mauvaises conditions pour la propagation de l’espèce. Les plaisirs de A l'ordre intellectuel, bien qu'obéissant aux mêmes lois générales de nutrition et d'épuisement, se rapportent à des états nerveux si Æcomplexes, impliquant la prévision mentale d’éventualité: fu- Ætures, elc., que, pour les besoins d’une analyse lucide, nous ferons mieux de les laisser de côté ici.
L’objection apparente ou superficielle que l’on peut faire à la Mdoctrine que nous adoptons ici, et qui vient du fait que les sen- “salions de plaisir et de douleur ne sont pas des indices infaillibles e ce qui est bon ou mauvais pour l'organisme, peut être aisément écartée si l’on considère que, dans ces cas exceptionnels, “c'est non la doctrine, mais l'application qui en est faite qui est æn défaut. Ainsi, pour citer encore M. Allen, qui, à mon avis, a Honné en peu de mots la meilleure analyse de la philosophie
3 (1) J’emploie ces mots antithétiques, parce que leur étymologie à elle seule 4 ait bien comprendre la théorie dont il s’agit ici.
du plaisir et de la douleur qui ait été publiée jusqu'ici, « tout acte, tant qu'il procure du plaisir, est jusque-là utile et sain ; inversement, tant qu'il provoque de la douleur, il est malsain et nuisible. L'erreur git dans l'emploi des termes nuisible et utile. Pour résumer la chose simplement, le système nerveux n’est pas un prophète. Il nous tient au courant de son état actuel et momentané, mais non de l'état qui suivra l'état actuel. Si nous mangeons du sucre de plomb (sel de Saturne), nous éprouvons d’abord une sensation agréable, parce que l’effes immédiat sur les nerfs du goût est celui d'une excitation saine. Mais plus tard, lorsque le poison opère son œuvre, nous éprouvons une sensation désagréable de crampe, parce que les nerfs de l'intestin subissent, directement ou indirectement, une influence nuisible exercée par cet agent. »
Si cette doctrine se trouve applicable généralement à tous les cas de plaisir et de douleur, il en résulte assez nettement ceci : les plaisirs et douleurs doivent avoir évolué, en tant que concomitants subjectifs de processus respectivement utiles et nuisibles à L'organisme, et dans le but ou à cette fin que l'organisme recherche les uns et évite les autres; ou, pour citer M. H. Spencer, «si nous substituons au mot plaisir le tour équivalent : un sentiment que nous cherchons à introduire et à conserver dans le domaine de la conscience, et si nous substituons au mot douleur celte expression équivalente : un sentiment que nous cherchons à expulser et à maintenir en dehors (1) du domaine de la conscience (en empéchant les causes qui lui donnent naissance de se produire),nous voyons aussitôt que, si les étais de conscience qu’un être s'efforce de maintenir sont les concomitants de phénomènes nuisibles, el si les états qu'il s'efforce de faire disparaître sont les concomitants de phénomènes salutaires, cet être doit rapidement disparaître s’il persiste à rechercher les phénomènes nuisibles et à éviter les phénomènes salutaires. En d’autres termes, il ne peut avoir survécu que les races d’êtres chez lesquels, en moyenne, les sentiments agréables et désirés accompagnaient les modes d’activilé
(1) Il ne s’agit pas de le maintenir en dehors du domaine de la conscience, dans le sens de se le cacher pour ainsi dires il s’agit de faire q''il ne puisse exister, en mettant l’organisme dans des conditions telles que la raison physiologiqu® et anatomique d’un tel sentiment ne puisse pas exister ou naître. C’est ce qu'etprime bien le texte anglais, mais, cela ne se peut traduire que par la périphrase en italique, (Trad.)
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avorables au maintien de la vie, tandis que les sentiments déagréables et habituellement évités étaient ceux qui accompa- Mnaient les modes d'activité directement ou indirectement nuisibles à la vie. Il doit y avoir eu, toutes choses égales d’ailleurs, le plus nombreuses et longues survivances chez les races où ces daptations entre les sentiments et les actes étaient les mieux Œtabiies et tenaient à amener les relation®les plus favorables (au Maintien de la vie).
2 Si nous exceptons la race humaine et quelques-unes des races s plus voisines, chez lesquelles la prévision des conséquences Mioignées introduit un élément de complication, il est incontestable Que tout animal persiste habituellement dans l’accomplissement M'un acte qui lui procure du plaisir tant que cet acte le lui pro- Œure, et qu'il s’abstient de tout acte qui lui procure de la douleur. A est manifeste que, pour des créatures d'intelligence inférieure, ne saurait y avoir d’autre règle de conduite. »
Ainsi, nous voyons que l’accouplement des modifications désa réables ou douloureuses de l’état de conscience avec les chanments nuisibles à l’organisme, et celui des états inverses avec s changements inverses ont été une fonction nécessaire de la Mrvivance du plus apte. Nous pouvons voir en outre que, en ame- Mat cet accouplement, le principe zoologique de la survivance @ plus apte a dû être beaucoup assisté par ce principe physiolo - Mque d'après lequel le plaisir a une tendance à se produire lors @ l'activité normale d’un organe, et la douleur, lors d’une activité ormale. Car, comme les organes sont toujours utiles à l'orgasme, leur activité normale doit profiter à celui-ci; au contraire, Mr activité anormale tendant à provoquer leur propre désorgasation, ou étant causée par elle, doit toujours nuire à l’orgasme. La survivance du plus apte est donc pourvue d'un état ou ne tendance psycho-physiologique sur laquelle elle peut s’exer. @ÿ. Peut-être bien cette survivance mème a-t-elle, dans les pre- Mers temps, contribué à produire cette tendance. Toujours est-il D'une fois établie, cette tendance doit beaucoup aider à la sur- Mance du plus apte, en faisant correspondre à tout processus Mganique quelconque l'état de conscience approprié.
AUn autre principe de psycho-physiologie doit avoir encore prêté We aide considérable à la sélection naturelle dans l’accomplisse- Ment de sa tâche. C’est le principe qui régit les goûts et dégoûts quis, Comme le fait remarquer M. Spencer : « Les plaisirs et les
douleurs peuvent être acquis ; ils peuvent être greffés sur des sensations qui primitivement n’en donnaient pas. Les fumeurs, ceux qui prisent ou mâchent le tabac sont des exemples familiers de la façon dont une longue persistance dans une sensation qui n’est pas originellement agréable rend celle-ci agréable, la sensation demeurant identique à elle-même (1). Il en arrive de même avec certains aliments et boissons qui, d’abord désagréables au goût, sont ensuite appréciés, si l’on en prend souvent. Les dicton communs relatifs à l’effet de l'habitude impliquent la reconnais: sance que cette vérité tient encore bon pour les sensations d'ordre différent de celui que nous venons de citer. Que des sentiments primitivement agréables ou indifférents puissent être remplacés par une douleur aiguë, nous n’en avons pas de preuve, mais nous avons la preuve que l’état de conscience appelé dégoût peut devenir le compagnon inséparable d’un sentiment qui a commenté par être agréable. » De telle sorte, il arrive que, durant la vie de l'individu, les états de conscience agréables ou désagréables peuvent changer de caractère, bien qu’étant provoqués par les mêmes changements ou sensations. Si tel est le cas, on voit tout de suite combien était plastique la matière à laquelle la sélection naturelle a eu affaire pour créer, à travers un nombre considérable de géntrations, l’état de conscience qui, par rapport au bien-être de l'organisme, est le mieux approprié aux diverses sortes d’excitation.
Ainsi, nous pouvons bien admettre que la survivance du plus apte, marchant toujours dans la même voie que ces principes de psycho-physiologie et avec leur appui, a dû réussir à accomplir les adaptations dont l’exécution lui était confiée, c’est-à-dire les adaptations entre des états de conscience et des excitalions : états agréables quand l’excitation est utile à l’organisme, désagréables quand elle lui est nuisible. C’est ainsi que, dans le processus de l'évolution, les organismes « ont continué en établissant un consensus entre les divers organes du corps, de sorte qu'enfin, & général, tout ce qui est nuisible pour un organe quelconque es! également nuisible aux premiers nerfs de l'organisme affectés par lui», et, par conséquent, désagréable à la conscience, bien qu ceci ne soit le cas, comme nous pouvons bien nous y attendre,
(1) Nous avouons ne pas croire que la sensation reste identique à elle-mèmc: celle que donne le premier cigare ou la première pipe est bien différente de cele que donnent les mêmes objets au, fumeur invétéré; la sensation à beaucoup changé, bien que l’excitant soit resté le même, (Trad.)
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d'après les principes même, que « lorsque l’objet nuisible se rencontre suffisamment souvent pour donner un avantage particulier à toute espèce organisée de façon à le reconnaître et à le repous-: ser (1). »
“ 11 me semble que nous possédons le rationale du plaisir et de î la douleur aussi pleinement que nous pouvons le désirer. La seule « difficulté git dans l'intelligence de la relation existant entre le - fait objectif : nocivité, ou utilité, et l’état de conscience corres- + pondant; comment se fait-il que la nocivilé ou l'utilité vienne à ce traduire et transposer dans le langage du plaisir et de la doulcur? Mais c’est ici encore la vieille difficulté à comprendre les relations de l’âme et du corps ; elle n’a rien à faire dans la psy- “chologie comparée qui tient ces relations pour établies. Peut-être “cependant — la possibilité vaut la peine d'être citée, au point de À vue purement spéculalif — de quelque façon que se soit établie da connexion incompréhensible du corps et de Pâme, la cause première de son établissement, ou du début de la subjectivité, a pu tre précisément ce besoin de pousser les organismes à éviter “les choses nuisibles, et à rechercher celles qui sont utiles ; la rai- %son d'être de la conscience a pu être de fournir la condition nédccssaire du sentiment du plaisir et de la douleur. Quoi qu’il en doit, il semble évident, et aisé à constater, que l’associalion du
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Auliles ou nuisibles à l’organisme est la fonction la plus impor- “Mante de la conscience dans le plan général de l’évolution. C'est Pourquoi j'ai placé l'origine des plaisirs et douleurs très bas dans
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“'échelle de la vie consciente. En réalité, si nous y réfléchissons, ous trouvons difficile ou impossible d'admettre l'existence d'une orme de conscience, si vague soit-elle, qui ne présente, à un “Ælal également rudimentaire, la faculté de préférer certains états à d'autres, c’est-à-dire de faire une distinction entre la tranquil- Aié ctle malaise vague, distinction qui, lorsqu'elle se présente À unc conscience plus développée, se transforme en ce contraste Éclatant : plaisir et douleur.
{ (1) Grant Allen, Loc. cit., p. 27. Cette dernière remarque fait tomber loute cri. Œque qui pourrait être faite à notre doctrine et qui reposerait sur le goût agréable Que certains poisons provoquent chez les animaux et chez nous. Mais il est étonant, ici encore, de voir combien le dégoût approprié naît vite à la suile d'ex- Dérionces désagréables ou nuisibles; voyez, pour exemple, combien le dégoût du in devient grand, même chez ceux qui en font abus, lorsqu'on y a mêlé subrep- Œecment un peu de noix vomique,
Je crois donc inutile d'en dire plus long pour me justifier d'a. voir placé, dans mon tableau, l’origine des plaisirs et douleur au point où j'ai inscrit ces deux mots.
Mémoire et association des idées.
Il est évident que la mémoire est une faculté devant apparaitr et apparaissant, en effet, très tôt dans le développement des fa cultés mentales. À priori, il doit en être ainsi, car la conscient sans la mémoire serait inulile à l’animal doué de conscience: posteriori, il en est en effet ainsi, soit que nous étudions l’échell de l'évolution mentale dans le règne animal, soit que nous l'élu dions chez l’enfant à mesure qu’il se développe.
J'ai, par conséquent, placé l’origine de la mémoire au nivea immédiatement supérieur à celui où naissent le plaisir et la dou leur. Dans un chapitre précédent (1), je me suis efforcé de mor: trer que, même avant la naissance de la conscience, les acte adaptés d'origine nerveuse, lorsqu'ils sont fréquemment répété fournissent la preuve irrécusable que le mécanisme nerveux mi en jeu lors de l’accomplissement de ces actes devient plus 0 moins organiquement adapté de façon à les accomplir, et mani feste ainsi le côté objectif de la mémoire. J'ai parlé de ce cût objectif en le considérant comme la mémoire d'un ganglion Depuis le moment où j’ai écrit ce chapitre, M. Th. Ribot a publ son excellent ouvrage sur les Maladies de la mémoire, traduit puis, et faisant partie de la Bibliothèque scientifique internatit nale. Dans ce travail, M. Th. Ribot traite à fond de l’analogie cor plète qui existe, du côté objectif, entre la mémoire ganglionnair ou, comme il l'appelle, la mémoire organique, et les change ments organiques qui se passent dans les hémisphères cérébrar pendant la mémoire consciente ou véritable, Je désire exprimer! plaisir que j'ai éprouvé à me voir si étroitement en communal d'opinion avec M. Th. Ribot sur ce sujet; notre manière de vo est si bien la même que j'ai laissé le chapitre déjà cité, tel qu était écrit, textuellement, car c’est toujours un argument à l'appt de l'exactitude des résultats obtenus, que de les voir atteints pi deux chercheurs indépendants l’un de l’autre, travaillant dansi même champ (2).
(1) Sur la « Base physique des facultés mentales ».
(2) Quiconque voudra constater la concordance des résultats n'a qu’à con: parer le chapitre déjà cité au premier chapitre du livre de M. Th. Ribot.
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(1) Trans.
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