‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 120 sur 538 · Jbid.y ly · texte numérisé non relu

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niques à une femme, qui se tient à ses pieds. Celle-ci les redit à un eunuque, qui les transmet à un officier, lequel, en fin de compte, les proclame devant l'assemblée ^ •

Pratiquement, cependant, le joug des rajahs malais est ou était moins pesant que ne semble l'indiquer la servitude générale. Les impôts, prélevés en nature par le maître, sont assez légers*. — ^^Un frein puissant contient le bon plaisir des chefs dans de certaines limites; c'est l'empire de la coutume, de Vadat. Dans toute la Malaisie, on ne se demande pas si tel ou tel acte est juste, mais simplement, s*il est ou non conforme à la coutume^. A Savou, une maison qui a été habitée pendant une longue suite d'années revêt un caractère sacré; une pierre, sur laquelle on s'est assis longtemps et que Tusage a polie, acquiert une grande valeur ^ Mais la coutume n'empêche pas que les princes, rajahs ou sultans se croient et soient crus des personnages d'une essence spéciale, plus qu'humaine. Au siècle dernier, tous les rajahs de l'Ile de Java étaient tributaires d'un sultan, d'un empereur, qui faisait précéder ses édits, même les moins importants, d'une interminable énumération de ses qualités. J'en citerai quelques échantillons, cueillis dans une pièce officielle : l'empereur est possesseur de la troisième partie du bois maccummat y qui rend la matière capable de voler; sa vaste puissance s'étend jusqu'aux limites de l'immense océan; Dieu lui accorde tout ce qu'il désire; sa justice et sa clémence se font sentir dans les régions les plus lointaines, ses lèvres sont des instruments de vérité et elles exhalent des parfums plus délicieux que le benjoin et la myrrhe; ses narines ont l'odeur de l'ambre gris et du musc; son visage a l'éclat du diamant;

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