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voyageur, qu'un même mot pour dire gouverner et voler*. II faul ajouter que le peuple siamois est extrêmement pieux et que le royaume ne compte pas moins de cent mille talapoins, dont certains vivent princièrement dans d*opulenls monastères.
Telle était du plus au moins le régime politique institué dans toute Tlndo-Chine, à Siam, au Cambodge, en Cochinchine. Là où Torganisalion chinoise dominait, elle n'avait guère fait que transférer aux mandarins l'usage, du bon plaisir. En Cochinchinc, le plus chélif fonctionnaire jouait sans cesse du bâton sur le dos de ses administrés, qui jamais, ni par parole, ni par action, ne manifestaient la moindre idée de résistance aux décisions les plus arbitraires %
j'abrège et me hâte dépasser dans le vaste archipel malais. Là encore, c'est le régime despotique de la petite monarchie qui domine. Il n'en a sûrement pas toujours été ainsi, comme le prouve la persistance, dans l'intérieur de Java, de la communauté de village, et celle du clan familial à Sumatra, etc. ^; mais, aujourd'hui l'esprit de liberté politique est entièrement éteint dans toutes les lies malaises, même les moins civilisées. A Célèbes, la tombe du chef doit être ornée de quelques têtes d'esclaves à défaut de têtes d'ennemis*. Quand le chef donne audience, tous les assistants se prosternent religieusement, comme en Indo-Chine. Chez les Battas, les rajahs ont droit de vie et de mort; ils donnent ou donnaient à leurs chevaux et buffles, qui sont ou étaient la monnaie du pays, telle valeur marchande qu'il leur plaisait\ Les ordres du sultan d'Atchin sont d'abord commu-