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fêles publiques; mais, ces jours-là, les campagnards de vaienl aller à la ville prendre les ordres de radministralion^
Personne n'était libre, mais aussi personne n'était abandonné. Les vieillards, les infirmes, les veuyes, etc., étaient secourus; les champs des absents pour cause de service public étaient cultivés. Les vastes dépôts de provisions contenus dans les magasins publics, dans ceux de Tlnca, garantissaient la population contre les famines^
Pour que ce vaste système de communisme d'état put fonctionner avec une suffisante régularité, il fallait une organisation administrative complexe et bien combinée. En effet la population était classée en groupes s'engrenant les uns les autres. Le plus petit d'entre eux était la dizaine, placée sous la surveillance d'un dizainier; cinq dizaines formaient une cinquantaine; deux cinquantaines une centaine. Puis venaient des groupes plus considérables de 500 et de 1,000 habitants, et chacun de ces groupes avait son chef, son surveillant plutôt. Les plus élevés de ces chefs exerçaient une certaine autorité en matière de police. Enfin chacune des quatre grandes circonscriptions de l'empire se subdivisait en sections ou cantons de 10,000 habitants. Ces districts cantonaux obéissaient à des gouverneurs tirés de la famille si nombreuse des Incas et chargés de contrôler les curacas et autres fonctionnaires indiens^. — Il n'y avait au Pérou ni impôts, ni commerce, ni industrie libre; la loi de l'offre et de la demande, universelle selon nos économistes, y était inconnue. Enfin des fonctionnaires spéciaux rendaient la justice.
La distribution de la population en groupes décimaux ayant, chacun, leur chef responsable, formait un réseau très simple, dont les fils principaux était dans la main de l'Inca