‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 138 sur 538 · Garcilasso, loc. cit, I · texte numérisé non relu

Garcilasso, loc. cit, I

Z.lbid.yUi.

iU L*ÉVOLUT!ON POLITIQUE.

transporter les dépêches verbales ou les quipos du gouvernement. Pour Fagrément particulier de Tlnca, dans tous les endroits d'où l'on pouvait jouir d'une vue agréable, on avait construit des plates-formes où Ton accédait par des escaliers en pierre de taille*.

Aux points stratégiques, s'élevaient des forteresses, des ouvrages militaires, entourés d'un parapet. La population des districts traversés par ces routes étaient chargée de leur entretien et un grand nombre d'hommes y travaillaient constamment^

Le soin de maintenir en bon état tous les ouvrages publics, y compris les palais impériaux, était toujours confié à des collectivités, provinces, villes ou familles, suivant l'importance des travaux^. — A toutes ces corvées, il faut ajouter encore des défrichements de terres incultes et la constructions des aqueducs nécessaires à leur irrigation*. 11 semble donc que, sous le sceptre des Incas, la vie, au moins celle du populaire, ait été aussi laborieuse que celles des abeilles dans une ruche, mais c'était une activité obligatoire, dont l'impulsion venait d'en haut.

Au Pérou, l'oisiveté n'était pas tolérée; c'était un crime capital^. Même les enfants de six à sept ans devaient faire œuvre utile. Les vieillards plus ou moins impotents et entretenus par l'État étaient chargés de chasser les oiseaux des champs nouvellement ensemencés et d'autres menues besognes®. Des jours de repos sagement distribués permettaient à la population laborieuse de se récréer de temps en temps. Chaque mois, chaque mois lunaire, comptait trois jours de

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