‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 198 sur 538 · Hue, loc. cil, l · texte numérisé non relu

Hue, loc. cil, l

rindication et le nombre de ses animaux domestiques ^ On poussait plus loin encore la réglementation et la surveillance. Tous les soirs, après le coucher du soleil, un fonctionnaire, accompagné de son secrétaire, visitait les auberges prenant par écrit les noms des étrangers qui devaient y passer la nuit, puis les y enfermait. Le lendemain matin, et toujours accompagné, le même fonctionnaire venait ouvrir la porte, faire rappel, rédiger une autre note détaillée; puis il expédiait les voyageurs à l'étape suivante sous la conduite d*un guide ou employé, lequel devait remettre sa caravane à l'employé du lieu indiqué et en rapporter un reçu ^.

Les impôts sont, en Chine, simples, équitables, peu nombreux et légers. Le principal est l'impôt foncier, qu'un empereur, Kang-hij substitua à la capitation en 1709, et dont le taux n'a pas varié depuis lors. On avait auparavant essayé tous les genres d'impôts possibles^ Cet impôt foncier est métrique, proportionnel à la surface. L'administration ne tolère pas que les terres soient laissées incultes. L'État, se considérant comme propriétaire du fond, le frappe d'une renie modique, moins forte pour les terrains de montagne ou los terres non irriguées : le taux varie de 1 fr. 50 à 5 fr. par hectare, en y comprenant même les corvées et prestations*. Les contributions se payent en nature. Il y en a trois: 1* la contribution d'été, qui s'acquitte en blé et cocons de soie ; 2» celle d'automne payable en riz; 3» une contribution mixte en foin et paille^ thé et cire, etc. Enfin une dernière contribution, qui se paie en argent : la contribution militaire ^

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