‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 197 sur 538 · MilnCy loc. cit · texte numérisé non relu

MilnCy loc. cit

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usages propres même dans la répartition des impôts, la nature des contrats ^ L'éducation assez banale des lettrés chinois ne saurait les mettre en état de connaître tous ces infinis détails; aussi, quand un haut mandarin vient occuper un poste nouveau pour lui, il y trouve tout un personnel de fonctionnaires subalternes, d'interprètes, etc., qui sont bien au courant des affaires de la localité et rendent à leur chef l'administration possible^

Une chose facilite beaucoup la besogne des administrateurs, c'est un système de responsabilités collectives, tout à fait analogue à celui que nous avons trouvé au Japon et qui a sûrement servi de modèle à ce dernier. Dans les villes, chaque rue a un chef désigné par le mandarin. Chaque chef de rue a dix subalternes, répondant chacun de dix maisons. Ce chef et ses subordonnés ont pour devoir de veiller au bon ordre, d'apaiser les tumultes et d'en aviser le mandarin, ce sous peine de bastonnade^. Chaque rue est barricadée la nuit. De même dans chaque division territoriale, composée de cent familles, il y a un chef, nommé par ses concitoyens et chargé de veiller avec six assesseurs à la perception des impôts de toute sorte, aux services publics. Ce chef est responsable de quantité de menus délits pouvant se commettre dans son district, ce qui décharge d'autant Tadministration supérieure. Il encourt la bastonnade, quand les champs sont mal cultivés et le nombre des coups, flottant entre 20 et 80, varie suivant l'étendue du terrain négligé*. Du temps de Marco Polo, chaque chef de famille devait inscrire sur sa porte son nom, le nom de sa femme, de ses enfants, de ses esclaves, de tous ceux qui habitaient dans sa maison, en ouIïxî

i. Hue, loc. cit., Il, 52.

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