‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 200 sur 538 · Pauthior, loc, cil.y · texte numérisé non relu

Pauthior, loc, cil.y

A. E. Simon, loc. cit.

mais sans modifier le principe originel de son établissement. On s'est efforcé d'y réaliser l'immobilité. Convaincu qu'on avait atteint le summum de la perfection sociale, on a décrété l'immobilité. Tout a été figé, soumis à des règles invariables, soit par des édits, soit par des usages ayant force de loi^ Pour maintenir immuables les coutumes des ancêtres, on a même institué un ministère des rites, chargé de faire en sorte que tous les actes de la vie publique et privée s'accomplissent d'une certaine manière et jamais d'une autre. Ce ministère veille au cérémonial, à la préséance dans les cérémonies publiques, aux distinctions littéraires, à l'observation des prescriptions canoniques pour le maintien de la pureté morale, à l'étiquette de la maison impériale, aux grands sacrifices des solstices d'hiver et d'été, à ceux de la terre auguste j du ciel auguste^ à ceux que l'on célèbre en l'honneur des premiers empereurs^ du premier laboureur, du premier éleveur de vers à soie, du premier instituteur des hommes, c'est-à-dire de Confucius, etc.^ Les rites vont plus loin encore; ils règlent tous les menus détails de la vie privée. Les articles industriels doivent se fabriquer confo rmément à un mo- . dèle prescrit par le gouvernement. La largeur des étoffes, la qualité des tissus, la longueur des pièces sont administrative ment déterminées; qui fabrique autrement encourt cinquante coups de bambou^. Des règlements tutélaires déterminent d'avance le mode de construction des maisons, leur distribution, la fabrication des voitures, celle des vêtements, en spécifiant les différences à observer selon la position sociale. Au siècle dernier, il fallut l'intervention autoritaire de l'empereur pour déterminer les architectes à construire dans son palais, à Pékin, une église catholique d'après un mo-

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