‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 209 sur 538 · RAGES INFÉRIEURES ET RACES SUPÉRIEURES · texte numérisé non relu

RAGES INFÉRIEURES ET RACES SUPÉRIEURES

Dans les précédents chapitres J'ai, aussi objectivement que possible, essayé de reconstituer ou de décrire l'évolution des formes politiques chez les races de couleur, chez les races dites inférieures. Il me reste à poui*suivre la même enquête chez les

races blanches, qui aiment à s'appeler elles-mêmes races supérieures. Plus d'une fois déjà j'ai eu occasion de dire, comment on devait comprendre cette infériorité et cette supériorité toutes relatives. Comme leurs sœurs plus colorées, les races blanches sont issues de l'animalité; comme elles, elles ont eu une première phase de développement très humble. L'archéologie préhistorique ne nous permet pas de conserver à ce sujet le moindre doute et son témoignage est corroboré par celui de l'histoire et de la tradition. Les races blanches ont eu seulement un développement moins incomplet que celui des races de couleur, soit parce que leur origine est plus ancienne, soit parce que leur évolution a été plus rapide. Encore, cette assertion doit-elle être prise dans un sens très général. Il s'en faut que tous les blancs soient supérieurs, intellectuellement et moralement, à tous les noirs, encore moins à tous les jaunes. Dans toutes les races, dans tous les peuples, l'élément progressif n'est représenté que par une petite minorité. Cette minorité, qui est le levain de l'avenir et bataille constamment avec la routine, est plus nombreuse, chez certains peuples aryens, que chez les races de couleur. Sans cesse et souvent à ses risques, elle essaye d'entraîner la masse rétive à tout progrès; mais cette dernière compte dans son sein quantité d'individus aussi frustes encore, aussi grossiers que les nègres du Gabon, ou les Indiens Peaux-Rouges. Pour enrayer les progrès des peuples de race soi-disant supérieure, il suffirait par une sélection régressive de les découronner, en en supprimant la fleur, c'est-à-dire une élite fort peu nombreuse. — Ces réserves faites, je puis maintenant aborder l'étude des formes politiques successivement dans les trois grands rameaux de la race blanche : la race berbère, la race sémitique et la race arjeune.

CHEZ LES BERBËRES. 199

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