‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 220 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Touflt est une fédération indépendante de trois à quatre cents villages ^ Il y a, entre tous ces petits groupes» intrication de races et d'intérêts : c Notre ensemble, disait un Touareg, est mélangé et entrelacé, comme le tissu d'une tente, tissée de poil de chameau et de laine de mouton, cependant nous savons que chacune de nos nombreuses tribus est sortie d'un pays différent'. » Ordinairement point de gouvernement centralisé : < Les fils d*Osmân, dit un chant couâreg, sont forts et braves... Leurs chamelles de race ne viennent ni d'Adher, ni d'Aîr, ni de chez les Arabes, qui payent V impôt HP. » Il y a pourtant des Touareg qui payent aussi Timpôt ; ce sont ceux qui se sont fixés dans les oasis, ceux de Rhât, ceux de Ghadamés, ceux du Fezzan, qui vivent sédentairement dans des villages entourés de dattiers. Ce sont des nomades repentis *. Beaucoup de leurs villages ont encore l'organisation municipale, la djemâay que nous étudierons tout à l'heure an Kabylie; mais ils payent tribut au gouvernement turc. Tous les ans, un fonctionnaire turc vient à Mourîouk percevoir une contribution en argent, en esclaves, en séné^ Saufrobligation du tribut annuel, les oasis de Rhât, de Ghadamés, etc., sont à peu près libres. Leurs cités sont administrées par un cheikh, dont le titre est héréditaire en ligne collatérale, avec le concours d'une assemblée élective de notables (djemâa). Le cheikh s'occupe surtout des relations extérieures®; sa dignité est héréditaire en ligne collatérale; elle se transmet au fils aîné de la sœur ainée '. A Ghadamés, la principale source du revenu public provient

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