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CHEZ LES BERBÈRES. ttl
duit son protégé en lieu sûr. Vanaya engage non seulemenl l'individu qui Ta donnée, mais sa famille, sa kharouba^ son çofj son village, sa tribu^ quelquefois sa confédération ^ — Pas d'injure plus grave que de violer Vanaya donnée par un Kabyle; pas d'acte plus déshonorant que de violer sa propre anayay de c casser son anaya >• Le casseur de sa propre anaya est déclaré infâme et on le flétrit, en suspendant dans Tendroit le plus fréquenté du village un bât d'ânes appelé c le bât de celui qui a cassé sa propre anaya » ^ Cette coutume de Vanaya, à la fois si originale et si généreuse, couronne bien tout l'ensemble des mœurs kabyles; elle dénote un caractère presque chevaleresque et suffirait, seule, à inspirer quelque estime pour la société kabyle.