‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 261 sur 538 · I. — LES ARYAS VÉDIQUES ET LES AFGHANS · texte numérisé non relu

I. — LES ARYAS VÉDIQUES ET LES AFGHANS

On ne saurait aborder Tétude de révolution politique des Indous sans remonter au préalable àleurs origines ethniques, à ces origines que Ton a enfin renoncé à placer dans l'inha-

bitable Pamir. Le Sapta-Sindhou des Yédas est sûrement le Pendjab, peut-être avec rAfghanistan, et il ne semble pas que l'état politique et social de ces contrées ait beaucoup changé depuis les temps védiques. Rien de plus pauvre que les hymnes du Rig-Véda; néanmoins on y voit que les Aryens védiques, avant d'entrer en conquérants dans la péninsule indienne par la vallée de l'indus, étaient déjà parvenus à un degré assez avancé de civilisation. Ils étaient agriculteurs et même se servaient de la charrue, tout en donnant encore une grande importance à l'élève du. bétail et combinant la vie pastorale et la vie agricole. Ils savaient atteler lejirs animaux domestiques, et leurs chariots avaient même des roues à jantes. Leurs classes de prêtres, de guerriers et d'artisans ou commerçants (Brahmanes, Kchattriyas, Vaiçyas) n'étaient pas encore des castes fermées. Ils avaient des esclaves,, mais, à ce qu'il semble, point de classe servile (coudras). C'est seulement après leurs conquêtes dans l'Inde, que fut instituée la célèbre hiérarchie sociale en quatre castes superposées et immuables. Pourtant les Aryas védiques étaient déjà organisés en tribus monarchiques, obéissant chacune à un chef, et ce chef s'entourait d'un certain faste. Sa résidence, ordinairement fortifiée, était située sur une éminence. Comme tous les petits chefs barbares, il était riche ; parfois il se pavanait sur un char doré, se coiffait d'une sorte de tiare surmontée d'une aigrette, se parait de pierreries, ou montait un éléphant et s'entourait d'une escorte de guerriers. Le^ prêtres védiques avaient déjà de l'influence sur ces petits souverains et ils leur donnaient l'investiture religieuse ^ Néanmoins ces futurs brahmanes étaient encore tout à. fait subordonnés au pouvoir séculier. Sans cesse ils flagornaient les princes, en leur quémandant des présents.

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